Geotab ajoute les véhicules de Polestar à son réseau de télématique OEM

Le portefeuille des marques de Geotab s’enrichit encore. Après, entre autres, Stellantis, Renault, Volkswagen, Toyota, Volvo ou encore plus récemment Tesla et Hyundai, le leader mondial de la télématique annonce la signature d’un partenariat avec Polestar pour la remontée des données constructeur.

 

 

Cette association permet au télématicien canadien d’intégrer et de centraliser directement dans sa plateforme MyGeotab les flux de données connectés OEM de l’ensemble des modèles Polestar. Autrement dit, les clients de Geotab auront désormais un accès direct aux data transmises par les boîtiers de première monte intégrés aux véhicules de la marque lors de leur construction.

 

Polestar Fleet Telematics pour piloter les véhicules

 

Développée en collaboration avec Geotab et d’autres fournisseurs de services télématiques, Polestar Fleet Telematics s’intègre donc désormais directement à MyGeotab. Cette évolution permet ainsi aux gestionnaires de flotte de piloter les véhicules Polestar aux côtés de tous les autres modèles, quelle que soit leur marque, au sein d’une seule et même plateforme unifiée.

 

"Les gestionnaires de flottes mixtes, composées de véhicules électriques et thermiques, n’ont plus besoin d’outils ou d’équipements distincts. Les données Polestar sont directement intégrées à MyGeotab, aux côtés de celles des autres véhicules, offrant une visibilité complète de la flotte. Ils peuvent ainsi améliorer leur efficacité opérationnelle, garantir la sécurité de la flotte et piloter leur transition vers l’électrique en toute confiance", explique Christoph Ludewig, vice-président OEM Global chez Geotab.

 

Grâce à Polestar Fleet Telematics, les gestionnaires de flotte bénéficient d’un accès en quasi-temps réel à un ensemble complet de données, incluant l’état de la batterie des véhicules électriques et de la recharge, la localisation, les informations sur les pneus, sur la sécurité du véhicule, ou encore les alertes de maintenance.

 

 

Les gestionnaires de flottes pourront donc affiner leurs stratégies de recharge et optimiser l’utilisation de leurs véhicules. Les data remontées par l’odomètre offriront en effet une meilleure planification de la maintenance et un meilleur suivi de l’état du véhicule, et surtout de sa batterie.

 

"Polestar Fleet Telematics associe durabilité et intelligence, et s’intègre directement à Geotab pour mettre ses capacités à disposition des plateformes utilisées par les gestionnaires de flotte. L’accès continu aux données permet d’optimiser la gestion des flottes, au quotidien comme sur le long terme. Grâce à la connectivité embarquée des véhicules Polestar, les gestionnaires peuvent prendre des décisions plus éclairées et fondées sur la donnée, sans ajouter de matériel ni complexifier leurs opérations", déclare Emma Knapp, responsable des grands comptes mondiaux chez Polestar.

Ce que cachent les bons chiffres des ventes de modèles électriques en mars 2026

Une progression de 69 %, une part de marché historique de 28 % avec 49 406 unités, ce qui en fait l'énergie la plus immatriculée. Mars 2026 aura été le mois de l'électrique en France. Avec de tels chiffres, les commentateurs se sont rués sur cette bonne nouvelle et ont salué le décollage de l'électrique.

 

La situation est un peu plus complexe. "Mars a été le télescopage de deux sujets qui ont porté l'électrique à des sommets jamais atteints", indique-t-on chez Ford, qui a vu ses immatriculations de véhicules électriques exploser de 413 % , soit une des plus fortes progressions du mois. Ce télescopage tient en deux mots : leasing social et réforme des avantages en nature.

 

Logistique spéciale

 

Pour respecter la réglementation du leasing social, les constructeurs avaient maximum six mois pour livrer les véhicules. "Pour une grande majorité des constructeurs, la plus forte période du leasing social a été enregistrée entre fin septembre et fin octobre, explique-t-on chez Ford. Il est donc tout naturel de retrouver un pic des immatriculations ce mois-ci."

 

 

Surtout, le leasing social a profondément fait évoluer les chaînes d'approvisionnement des constructeurs, notamment des véhicules importés. Car pour offrir des modèles à des loyers très compétitifs, les constructeurs ont proposé des voitures d'entrée de gamme qui, en temps normal, représentent une part infime du mix produit.

 

Cette politique a donc obligé les marques à mettre en place une logistique spécifique. Ainsi, à titre d'exemple, Ford a dû "réserver" des créneaux de production dans ses usines pour bénéficier de Puma Gen-E et d'Explorer éligibles au soutien de l'État.

 

Un phénomène qui n'est pas propre à Ford. En mars, tout comme en février d'ailleurs, on retrouve en effet de fortes progressions également chez d'autres acteurs comme Toyota (+164,8 %), Hyundai (+80,7 %), Skoda (+79,4 %) ou Volkswagen (+70,3 %), pour ne citer que ces marques qui disposaient de modèles éligibles.

 

En revanche, chez les constructeurs français, excepté chez Citroën (+70,1 %), la progression de l'électrique a été moins forte. Ainsi, les immatriculations de Renault n'ont progressé "que" de 45,8 % en mars et, chez Peugeot, de seulement 29,5 %.

 

Les flottes pilotent l'électrique

 

La deuxième raison est à aller chercher du côté des ventes aux entreprises. Dans un marché en baisse de 1,9 % en mars, le marché a largement été porté par l’électrique. Ce mix énergétique a représenté 41,3 % du marché des flottes, en forte hausse de 77,3 % par rapport à mars 2025.

 

Cette progression s’explique majoritairement par la mise en place de la fiscalité sur les avantages en nature qui est en train de modifier en profondeur le marché des flottes. Car, à l’inverse, toutes les autres motorisations reculent : hybrides rechargeables (-12,6 %), full hybrid (-19,2 %) et microhybrides (-23,8 %).

 

Des journées portes ouvertes très électriques

 

Les bons résultats de mars vont-ils s'effondrer dans les mois à venir ? En s'appuyant sur les dernières journées portes ouvertes qui ont eu lieu mi-mars, les constructeurs se veulent confiants. "Je ne sais pas s'il y a un déclic de la part des consommateurs, mais les commandes de voitures électriques ont représenté un mix de 42 % lors de ce dernier événement commercial, indique un porte-parole de Ford. En mars 2025, alors que la Ford Puma Gen-E arrivait dans les concessions, il n'était que de 24,9 %."

 

"Lors de ces journées portes ouvertes, nous avons observé une demande très forte chez les particuliers pour nos modèles électriques aussi bien en termes de demandes d'informations qu'en termes de prises de commande", nous confie Édouard George, directeur de Citroën France.

 

Depuis le début de l'année, la marque a enregistré un mix des ventes en électrique de 22,5 %, porté à 28 % rien qu'en mars. "Dans ce contexte, les particuliers représentent 30 % des commandes", présente Édouard George qui estime pour autant que le leasing social n'a pas eu beaucoup d'impact sur les immatriculations électriques de Citroën ce mois-ci.

 

Une réflexion surprenante alors que les ventes électriques de Citroën ont progressé de 70,1 % en mars, alors qu'elles s'étaient effondrées de 17,6 %, dans un marché qui progressait de 27,8 % en février 2026.

 

Des ventes qui ont doublé chez Renault

 

De son côté, Renault observe la même progression que Ford. "Ce mois-ci, nous avons doublé les commandes de véhicules électriques par rapport à mars 2025", annonce Guillaume Sicard, directeur général de Renault France. Selon lui, le contexte de la guerre en Iran et la hausse du prix des carburants figurent parmi les causes de cet engouement. En revanche, comme son confrère chez Citroën, il estime que les livraisons du leasing social ont tendance à s'étioler.

 

Une différence qui ne surprend pas un spécialiste du sujet. "Les constructeurs français sont naturellement plus réactifs que les importés, explique-t-il. Ils ont plus de marges de manœuvre avec leurs outils de production puisque ce sont eux qui les pilotent. Ils peuvent donc livrer plus rapidement, ce qu'ils ont fait." Il est d'ailleurs intéressant de noter que les immatriculations électriques de Renault ont fortement progressé en janvier (+66,9 %), mais qu'elles sont restées relativement stables en février (+38,4 %), et en mars (+45,8 %).

 

Le piège des retours du leasing social

 

Ce décollage reste fragile, largement porté pour l’instant par des incitations fiscales, tandis que les constructeurs soutiennent la demande avec des loyers attractifs. Mais la dynamique pourrait rapidement s’inverser si les prix venaient à augmenter.

 

Les retours en 2027 des premiers modèles du leasing social de 2024 pourraient également apporter un violent coup de frein à la vente de véhicules neufs. Les distributeurs vont en effet se retrouver avec une grande quantité de modèles identiques avec des valeurs résiduelles hors marché, ce qui entraînera probablement une forte baisse des prix.

Octopus Energy lance sa solution de gestion de recharge pour les flottes d’entreprise

Après s’être associé au constructeur Ford, Octopus Energy franchit une nouvelle étape dans sa conquête du marché de la mobilité électrique. Le fournisseur d’énergie va en effet déployer sa solution de gestion de recharge pour les flottes d’entreprise en France, qui prend le nom d’Octopus Fleet.

 

 

Déjà lancée au Royaume-Uni l’an dernier, la solution compte plus d’une quarantaine de clients dans l’Hexagone. Mais l’entreprise souhaite élargir sa clientèle et vise désormais les grands comptes à forte densité de véhicules.

 

Un remboursement automatique au kWh payé

 

Côté recharge, Octopus Fleet offre à ses utilisateurs un accès au réseau Octopus Electroverse, qui prend en charge 97 % des bornes publiques en France. Mais le point central du dispositif concerne avant tout le remboursement de la recharge au domicile des salariés, qui reste 80 % moins chère qu'en borne publique.

 

L’offre permet en effet d'interfacer le compte Octopus Fleet du conducteur avec son contrat d'énergie domestique, quel que soit son fournisseur. Il peut distinguer les sessions de recharge professionnelles des sessions personnelles en un clic, directement depuis l'application, à la fin de la recharge.

 

Le remboursement s'effectue ensuite automatiquement, sur le prix exact du kWh payé et non sur un forfait approximatif. Sur son application, l’utilisateur peut ainsi avoir accès aux informations concernant la recharge, telles que le coût des sessions, le volume d’énergie consommée, ou encore le statut de ses remboursements.

 

 

Du côté du gestionnaire, l'outil centralise également toute l'administration de la flotte, sans intermédiaire : monitoring en temps réel de la consommation et des coûts associés, commande de cartes de recharge publique pour les conducteurs, activation des accès conducteurs, facturation centralisée, etc.

 

La solution Octopus Fleet est accessible à un tarif fixe de 5,50 euros HT par mois et par conducteur, sans engagement, auquel il faudra ajouter le prix de la recharge. Contrairement aux opérateurs historiques, Octopus Energy indique que son modèle repose exclusivement sur un abonnement, sans aucune marge sur l'énergie consommée.