WeeSpots AI : Weeflow muscle son arsenal pour la bataille du VO digital

Après trois années de service, WeeSpots change d'aspect. La plateforme d'outils digitaux dédiée à la revente de voitures d'occasion se refait plus qu'une beauté. Elle change de dimension pour devenir WeeSpots AI. "Il devenait nécessaire d'effectuer une refonte, car les technologies ont nettement évolué", a justifié Jimmy Cohen, le cofondateur de Weeflow, en marge du webinaire de présentation qu'il animait le 6 mai 2026.

 

Le travail a été fait pour inscrire la plateforme dans l'ère de l'intelligence artificielle. D'ailleurs, Claude, l'IA d'Anthropic, a assisté les ingénieurs informatiques de Weeflow pour accélérer le temps de mise en œuvre. Et le résultat laisse transparaître la stratégie de l'éditeur : "Le digital et la vente ne pourront plus être dissociés. Nous devions créer un écosystème automobile pour les distributeurs", partage Jimmy Cohen. Un ensemble auquel s'intégrera SpiderVO, le DMS conçu pour les revendeurs de voitures d'occasion.

 

En somme, Weeflow se donne les moyens de défendre sa place non seulement face à des concurrents (plus ou moins) historiques qui ont étoffé leur bagage de solutions, à l'instar de Bee2Link et de La Fabrik à ID ou encore La Centrale et ses promesses d'agents intelligents, mais aussi de renforcer les barrières à l'entrée. Les outils IA permettent à de nouveaux prétendants de s'inviter chez les distributeurs, les actuels éditeurs doivent monter d'un cran dans leurs compétences. Voilà pour la forme.

 

Des modules pour soigner son image en ligne

 

En ce qui concerne le fond, WeeSpots AI fait le plein de modules distincts employant des technologies de pointe. Ils vont accompagner les revendeurs de voitures d'occasion dans leur quotidien. Ils serviront aussi bien au bon traitement des leads et des attentes des clients qu'à optimiser la conception des annonces, sinon à soigner sa communication d'entreprise et à s'approprier les nouveaux codes de référencement sur internet.

 

Ces modules sont au nombre de neuf, au premier rang desquels Jimmy Cohen a listé le Lead Engine. Avec cet outil conversationnel, WeeSpots AI sait répondre aux questions des internautes curieux pour les transformer en leads. "Nous dépassons la simple fonction de chatbot, car cet agent IA est entièrement personnalisable, améliorable et désactivable à chaque instant pour reprendre en main la conversation", présente l'architecte des solutions de Weeflow, qui cite Milton Avenue comme l'un des premiers cas de déploiement.

 

 

L'emphase a été mise sur la visibilité en ligne, le nerf de la nouvelle guerre dans le VO. Des modules de gestion de blog et de création automatisée d'articles iront de pair avec un module de supervision de l'AEO (pour Answer Engine Optimization), soit le référencement sur les moteurs de réponse comme ChatGPT et autres Gemini. Les distributeurs auront également une fonction de génération de newsletter avec possibilité de définir les sujets et les audiences.

 

"Notre but est de leur donner les outils pour produire des informations pertinentes aux yeux des moteurs d'intelligence artificielle. Ainsi, les enseignes vont acquérir une crédibilité qui leur assurera d'être trouvées par les internautes quand ceux-ci chercheront leur voiture d'occasion sur ces interfaces qui remplacent jour après jour Google", décrypte Jimmy Cohen.

 

Maximiser les contacts sur tous les canaux

 

Pour ce qui a trait au commerce pur, WeeSpots AI sort l'artillerie lourde. En plus du bien connu Carshoot 360 pour capturer la voiture à 360°, il y aura des modules de génération de contenus photo et vidéo utilisables sur les réseaux sociaux selon les codes de chacun d'eux (format, durée, rendu visuel…). L'idée est de maximiser les contacts en dehors des places de marché.

 

 

L'éditeur ajoute à cela un module baptisé Lead Magnet, "la brique la plus technique du lot", comme la définit Jimmy Cohen. Il consiste à placer des "aimants" sur le web qui vont aider à mesurer la chaleur d'un contact et à l'inscrire dans un processus destiné à l'amener progressivement vers un acte d'achat.

 

Vers une redéfinition de la nomenclature ?

 

Un dispositif qui nécessitera au total 1h30 de formation au cours de laquelle les équipes de Weeflow installent et configurent WeeSpots AI. Un moyen de favoriser le déploiement et la prise en main, d'autant que la plupart des fonctionnalités sont automatisables.

 

En ce qui concerne le modèle économique, certains de ces modules font l'objet d'une formule d'abonnement et d'autres de packs de crédits qui servent à consommer des services d'intelligence artificielle. La souscription peut se faire directement en ligne. Un détail pratique qui prendra une importance plus grande en 2027 quand la plateforme, disponible en cinq langues à son démarrage, fera l'objet d'une communication à l'international.

 

À plus long terme, ce rapprochement technique entre WeeSpots AI et SpiderVO va poser des questions à la direction de l'éditeur. L'imbrication de la plateforme de solutions digitales et le DMS pourrait conduire à une évolution de la nomenclature par souci de lisibilité. Les deux univers fusionneraient alors. Ce qui préparerait la société parisienne à ce "bouleversement du paysage des éditeurs" que Jimmy Cohen prophétise. "Nous nous sommes préparés, ceux qui ne le font pas ne rattraperont jamais le retard", avertit le féru d'innovation.

Fraude kilométrique : les garages à la rescousse

Malgré les outils de vérification et la vigilance accrue des acheteurs, la manipulation kilométrique reste un fléau sur le marché automobile. C'est précisément ce manque de traçabilité que la révision des règles européennes du contrôle technique cherche à combler.

 

Le 5 mai 2026, la commission des transports et du tourisme du Parlement européen a adopté son projet de position sur la révision du règlement relatif au contrôle technique périodique.

 

Parmi les mesures proposées, l'une concerne l'obligation d'enregistrer le relevé du compteur kilométrique des voitures et des utilitaires à chaque intervention.

 

Les garages au cœur du dispositif

 

L'idée est simple : chaque passage en atelier devient un point de contrôle kilométrique supplémentaire. En multipliant les relevés tout au long de la vie du véhicule, la falsification de son compteur deviendrait beaucoup plus difficile à dissimuler.

 

Précisons toutefois que l'enregistrement du kilométrage ne serait requis que pour les interventions dépassant une heure de travail. Les réparations courtes (changement de plaquettes, remplacement d'un filtre, etc.) n'entreraient donc pas dans le champ d'application.

 

Pour les véhicules connectés, le texte prévoit de solliciter les constructeurs. Ceux-ci devront enregistrer les données kilométriques dans une base de données nationale.

 

Un texte encore en navette

 

Le projet de position du Parlement doit encore recevoir l'aval de l'ensemble de l'hémicycle en séance plénière, prévue à la mi-mai. Si ce feu vert est accordé, des négociations s'engageront avec les États membres dans le cadre d'un trilogue, avant qu'une version définitive du règlement ne soit arrêtée.

 

 

La mise en application effective des nouvelles obligations reste donc soumise à l'issue de ce processus législatif, dont le calendrier précis n'est pas encore fixé.

AutoScout24 Belgique perd sa bataille contre TCS Mobility

David vient de remporter une manche contre Goliath en Belgique. Le 30 avril 2026, l’Autorité de la concurrence a donné raison à Carselect.touring.be dans le litige qui l'oppose à AutoScout24. La nouvelle plateforme de diffusion de petites annonces de voitures d'occasion a obtenu gain de cause face au géant du secteur.

 

Dans un communiqué rendu public, l’Autorité belge de la concurrence a expliqué avoir "décidé d’imposer des mesures provisoires ordonnant à AutoScout24 Belgium de rétablir la portabilité des données des annonceurs utilisant sa plateforme vers la plateforme concurrente carselect.touring.be".

 

Dans sa décision, l’Autorité a tout d’abord constaté qu’AutoScout24 pouvait être qualifié à première vue d’opérateur en position dominante au sens du droit de la concurrence. Un statut dont l'entreprise a, vraisemblablement, abusé en interdisant le transfert automatisé des données des véhicules encodées vers un autre environnement.

 

Ne pas entraver la pérennisation

 

Retour en arrière : en mars dernier, la société TCS Mobility, éditeur de la plateforme carselect.touring.be, a déposé une plainte. Elle y dénonçait l'impossibilité technique pour les revendeurs de voitures d'occasion de dupliquer leurs annonces depuis AutoScout24 vers son service de diffusion. Il leur fallait systématiquement recommencer la démarche. Ce qui constitue un frein au développement de l'usage.

 

 

"Au vu des réticences des vendeurs à effectuer un second encodage manuel, la pratique en cause est susceptible d’empêcher TCS de conserver et d’acquérir de nouveaux clients. Or, en tant que nouvel entrant, il est nécessaire pour TCS d’atteindre une masse critique d’annonces et de visiteurs afin de pouvoir rester sur le marché", est-il inscrit dans le communiqué. À noter que TCS a également introduit une requête en mesures provisoires afin de rétablir le transfert automatisé des données des annonceurs vers sa plateforme dans l’attente d’une décision au fond.

 

Choc des modèles d'affaires

 

AutoScout24 permet en principe un tel transfert de sa plateforme vers d’autres sites, y compris ses concurrents. Cependant, le leader du marché a récemment révisé sa position. Pour l'Autorité belge de la concurrence, il ne fait aucun doute que TCS Mobility et son modèle économique sont à l'origine de ce revirement soudain.

 

En effet, alors qu'AutoScout24 facture la publication d'une annonce sur sa plateforme, TCS Mobility propose un modèle de paiement au lead. Leur confrontation devant l'Autorité n'est autre qu'un choc des cultures entre le pay per list et le pay per lead. Les pratiques mises en cause dans la décision de l’Autorité portent sur le numérique, qui fait partie des secteurs prioritaires d’intervention de l’Autorité.

 

 

En conséquence, sous peine d’une astreinte d’un montant de 20 000 euros par jour (jusqu’à un maximum de sept millions d'euros), l’Autorité a décidé d’imposer à AutoScout24 de restaurer le transfert automatisé des données des véhicules des annonceurs depuis sa plateforme vers celle de son concurrent carselect.touring.be. Une procédure qui devra s'accompagner, d'une part, de l'envoi d'un communiqué à l’ensemble de ses clients professionnels et, d'autre part, de la publication de ce même communiqué pendant 90 jours sur la section professionnelle de son site internet.

Johan Verbois nommé directeur général de Cara Europe

L'association européenne des entreprises de remarketing des véhicules d'occasion, connue sous le nom de Cara, a officialisé la nomination de Johan Verbois au poste de directeur général. Une fonction qui jusqu'à présent n'existait pas dans l'organigramme de la structure installée en Belgique et présidée par Luis Maria Pérez Serrano.

 

Johan Verbois, qui était membre du conseil, a été sélectionné parmi dix candidats potentiels. Il a fait l'unanimité au sein du conseil d'administration de l'association.

 

L'expérience et son pragmatisme reconnu ont joué en sa faveur. Johan Verbois exerce dans le secteur automobile depuis plus de 35 ans. Sa prise de poste montre que la Cara s'emploie à renforcer son organisation pour accompagner les entreprises qui font face aux mutations de marché.

 

 

Il a effectué sa carrière chez des concessionnaires, des sociétés de leasing et des importateurs. Le nouveau directeur de la Cara a notamment passé onze ans chez Toyota Motor Europe, où il a été directeur général de l'activité flotte, remarketing et réseau. Aujourd'hui, il est à la tête de Ma5 Used Vehicle Consulting Group, une société de conseil en optimisation de la performance du canal VO.

 

Outre ses fonctions à la Cara, Johan Verbois est également membre du Fleet Europe Remarketing Advisory Board et contribue en tant qu'expert à la communauté remarketing de Fleet Europe.

La Centrale et SpiderVO repoussent les frontières de leur collaboration

Ils avaient éludé la question dans un sourire qui en disait long. Quelques semaines après la tenue de la conférence Impulsion, ils officialisent leur concept.

 

Les groupes La Centrale et Weeflow ont, le 27 avril 2026, levé le voile sur la prochaine étape de leur collaboration. L'infomédiaire et l'éditeur du DMS SpiderVO ont décidé de connecter leurs outils respectifs d'analyse de marché et de gestion commerciale pour doter les revendeurs de voitures d'occasion d'une solution de pointe.

 

Comprendre par là que la plateforme Pilot viendra, au moyen de ses protocoles API, augmenter le champ fonctionnel de SpiderVO. Les utilisateurs y gagneront une intelligence artificielle mise au service de la gestion des prix de transactions, aussi bien à l'approvisionnement qu'à la revente. Ensuite, ils pourront superviser la modification des tarifs directement depuis leur interface.

 

"L’objectif est clair : connecter la gestion commerciale des professionnels de l’automobile avec les leviers de diffusion, de pricing et d’analyse de performance, afin de leur offrir une vision plus complète et actionnable de leur activité", peut-on lire dans le communiqué faisant état de ce partenariat.

 

Des cotations intégrées dans l'abonnement

 

Dans l'absolu, cette collaboration était déjà effective. Mais en allant plus loin contractuellement, les clients de SpiderVO y gagnent des consultations gratuites. "Avant cela, ils payaient un euro par estimation. Ce qui peut revenir cher à un distributeur qui voit passer 300 à 400 voitures d'occasion par mois entre les cotations de reprise, les évaluations à l'achat et autre motifs", analyse Jimmy Cohen, le cofondateur de Weeflow.

 

Connecter les outils métier à la data marché est devenu essentiel

 

Le renforcement de ce partenariat vise avant tout à mieux connecter les outils des professionnels à la data marché et aux leviers de performance. De la gestion du stock à la diffusion sur les places de marché BtoC et BtoB, en passant par la communication et l’analyse des performances, La Centrale et Weeflow donnent un véritable attrait à SpiderVO, face à ses rivaux déclarés.

 

 

"Ce partenariat avec SpiderVO illustre notre ambition de faire de La Centrale une plateforme technologique de référence pour les professionnels du véhicule d’occasion. Dans un marché où le bon prix et la rapidité de mise en vente font la différence, connecter les outils métier à la data marché est devenu essentiel", a commenté Guillaume-Henri Blanchet, le directeur général de La Centrale en passe de devenir président du groupe.

 

Pas d'engagement capitalistique

 

Sur le plan commercial, les deux entreprises tirent potentiellement un avantage mutuel. Jusqu'à présent, moins de 10 % des utilisateurs de SpiderVO avaient recours à la suite Pilot, car elle était réservée exclusivement aux clients de La Centrale. Maintenant, l'éventail s'ouvre totalement pour l'infomédiaire.

 

Pour sa part, Weeflow obtient la garantie que les quarante commerciaux terrain parleront du DMS-CRM aux distributeurs, notamment les concessionnaires encore peu enclins à migrer vers SpiderVO.

 

 

Il aura fallu deux ans pour arriver à ce résultat. Ironie du calendrier, il se concrétise quelques mois à peine après la dissociation des structures Leboncoin et Sneep (PlanetVO2 et Cardiff VO), qui a été repris par Bee2Link, le 31 décembre dernier.

 

La question se pose alors de savoir si, à long terme, La Centrale n'a pas des vues sur SpiderVO pour disposer d'une solution complète. "Il n'y a aucune ambiguïté capitalistique, rétorque Jimmy Cohen. Nous ne cachons pas non plus notre volonté très forte de travailler ensemble". Et jusqu'à preuve du contraire, aucune exclusivité ne caractérise le contrat.

Leasys fait évoluer sa plateforme VO Clickar

Leasys lance la nouvelle version de Clickar en Europe. Lancée en 2020, la marketplace numérique dédiée aux véhicules d’occasion (VO) bénéficie de quelques évolutions, caractérisées par des performances améliorées et une plus grande facilité d’utilisation.

 

 

Entièrement repensée, Clickar offre dorénavant un accès plus rapide à une large sélection de véhicules, tout en proposant un processus d’achat simplifié. La nouvelle interface facilite en effet la navigation, améliore les fonctions de recherche et permet aux utilisateurs d’accéder rapidement aux véhicules disponibles et de les évaluer.

 

Une extension progressive du service aux particuliers

 

Les partenaires et acheteurs professionnels peuvent accéder à une large sélection de véhicules issus de l’activité de location longue durée de Leasys. Exclusivement dédiée aux professionnels, la plateforme sera toutefois progressivement étendue aux particuliers, dans le cadre de la feuille de route de la coentreprise de Stellantis et Crédit Agricole Personal Finance & Mobility.

 

"Clickar est un levier stratégique pour développer davantage notre activité de remarketing, en soutenant à la fois l’efficacité opérationnelle et la croissance commerciale en Europe", a déclaré Matteo Merlo, directeur du remarketing chez Leasys.

 

 

Qui poursuit : "Grâce à une plateforme plus intuitive, efficace et transparente, nous améliorons l’expérience client en garantissant un accès plus simple et plus rapide à notre offre de véhicules."

 

Clickar est disponible dans tous les marchés où Leasys opère, à l’exception du Royaume-Uni, de la Belgique et des Pays-Bas. En Espagne, la plateforme opère sous le nom de Leasys Automarket, tout en proposant les mêmes fonctionnalités et la même offre de services.

Guillaume-Henri Blanchet désigné président de La Centrale

Philippe Chainieux va quitter ses fonctions de président de La Centrale. Son mandat à la tête du groupe spécialisé dans la diffusion d'annonces de voitures d'occasion s'achèvera le 30 avril 2026, selon les informations partagées au Journal de l'Automobile par l'intéressé lui-même.

 

Son successeur a été désigné. Le fauteuil de président sera dorénavant occupé par Guillaume-Henri Blanchet. Actuellement directeur général de l'infomédiaire, il suit une trajectoire logique, validée par OLX, l'actionnaire majoritaire de La Centrale.

 

"Ma mission touche à sa fin, maintenant que nous avons amorcé l'intégration à OLX Group", a expliqué Philippe Chainieux qui souhaite "prendre du temps". Il explique que, durant la dernière année, il s'est concentré sur les grands enjeux techniques et technologiques, tandis que Guillaume-Henri Blanchet assumait un rôle opérationnel qui l'a préparé à cette passation.

 

 

En poste depuis novembre 2024, Guillaume-Henri Blanchet débarquait de chez Hess Automobile, où il dirigeait les activités voitures d'occasion du groupe de distribution. Il est surtout connu pour avoir été l'un des trois cofondateurs de CapCar, l'acteur du commerce VO entre particuliers. Une entreprise au sein de laquelle il assure toujours un rôle de membre du conseil.

 

Un futur président au profil salué par Philippe Chainieux. "Personne en Europe ne préside une entreprise comme La Centrale avec un tel bagage. Il maîtrise les sujets techniques de la digitalisation et connaît les complexités de la distribution automobile. En plus, il est polytechnicien. Il a donc tout pour réussir face aux enjeux", a-t-il argumenté en faveur de Guillaume-Henri Blanchet.

Avec Aura, Tec3h s’attaque au marché du studio photo digital pour VO

Une nouvelle activité vient compléter l'environnement de Tec3h. L'éditeur de logiciels DMS pour les distributeurs de voitures d'occasion a révélé au Journal de l'Automobile la création d'une entité baptisée Aura. Autonome, cette filiale fait son entrée, en avril 2026, sur le marché des studios de photographie.

 

Aura entend donc concurrencer les références du secteur, comme les pure-players Stampyt (groupe Nextlane) ou CarCutter. Pour y parvenir, Tec3h misera sur une stratégie de connectivité. Les protocoles API d'Aura rendront le studio photo compatible avec tous les systèmes informatiques.

 

"Les commerciaux pourront alors démarcher tous les points de vente automobiles", assure Julien Étendard, cofondateur de Tec3h. Les clients de l'éditeur de DMS utiliseront le service sans le moindre surcoût. Quant aux autres, Aura facturera quelques centimes par voiture ou plusieurs euros pour des packs.

 

Une ouverture aux clients particuliers

 

L'éditeur breton veut aussi mettre en avant ses avancées en matière d'intelligence artificielle. Les photos prises avec un smartphone permettront à Aura d'analyser les images pour déjà identifier automatiquement le véhicule. Ensuite, l'utilisateur choisira son fond personnalisé pour mettre en valeur la voiture d'occasion.

 

 

À l'été 2026, un site internet dédié fera son apparition. Outre le fait d'éclairer les professionnels de la distribution de voitures d'occasion, cette interface élargira la cible. En effet, selon Julien Étendard, Aura peut trouver un intérêt aux yeux des clients particuliers, ceux qui veulent soigner leur présentation avant de publier une annonce sur internet.

Les éditeurs de DMS VO à l'épreuve du poids de Bee2Link

Les tractations ont duré des mois, mais elles ont fini par aboutir. Le 31 décembre 2025, Bee2link a finalisé l'acquisition de la Sneep, la société éditrice des logiciels Planet VO2 et Cardiff VO. Un peu plus de 10 ans après sa création, le groupe de Xavier Cotelle a ainsi mis la main sur deux des solutions digitales les plus en vue chez les distributeurs de voitures d'occasion en tout genre. Un ensemble que d'aucuns qualifieraient de trésor constitué de bases de données et d'outils de gestion des activités.

 

Sur le papier, l'opération a tout d'une évidence. D'autant que dans le raisonnement de Xavier Cotelle, la part de marché des éditeurs doit se mesurer non pas en nombre de concessions, mais en volume de véhicules traités. Si Bee2link brille davantage par l'expertise et la maîtrise des processus de reprise d'une voiture, Planet VO2 s'est imposé comme la référence dans la supervision des stocks et Cardiff VO sur un terrain des réseaux secondaires non réellement couvert par la filiale de Cosmobilis Group.

 

Pas de grands remous

 

Deux mois avant la signature de l'accord de cession, la perspective d'un rapprochement entre Bee2link et Sneep faisait grandement parler le microcosme des éditeurs de logiciels DMS. En l'occurrence, ceux qui exposaient sur l'espace Univers VO, lors du salon Equip Auto Paris 2025. Aucun des compétiteurs ne manquait d'évoquer le sujet. La plupart prenant le pari que ce mariage ne saurait être réellement heureux, selon la fameuse théorie que deux géants ne peuvent jamais faire une entité opérationnelle. L'un des rivaux allant jusqu'à raconter avoir été sollicité pour formuler une offre de reprise. Ce qu'il aurait refusé d'accomplir. "Nous avons décliné car Planet VO2 est renfermé sur lui-même et n'a aucune dimension internationale. Nous n'y avons vu aucun intérêt pour notre développement", disait-il alors. Un autre interprétait le mouvement comme "un rachat de carnet d'adresses pur et simple".

 

Il y a deux marchés des logiciels. Chez les petites structures, il faut un véritable motif pour basculer

 

Critiques, certes, mais attentifs néanmoins. La reprise de Sneep était attendue comme l'élément perturbateur dans un scénario de marché des logiciels qui avait tendance à ne connaître aucun vrai rebondissement. Trois mois plus tard, point de grande réjouissance chez les concurrents. "Nous pensions qu'il y aurait un vent de panique, lâche l'un des challengers, mais pas tant que ça", dit-il cachant à peine sa déception. Et ce dirigeant de continuer : "Quelques grosses structures ont émis l'idée de changer de fournisseur DMS par crainte de voir Bee2link maîtriser son sujet et donc les tarifs comme Leboncoin dans le domaine des annonces."

 

Un autre interlocuteur bien informé, tente une explication. D'après lui, selon le segment où intervient l'éditeur (les concessionnaires ou les indépendants et les garagistes), la réaction varie. "Il y a deux marchés des logiciels. Chez les petites structures, il faut un véritable motif pour basculer. Celui du rachat de Cardiff VO n'est pas suffisant pour engager des frais de migration. En revanche, des grands groupes de distribution et des constructeurs ont moyennement apprécié cette actualité. Plusieurs ont donc ouvert des consultations", affirme-t-il.

 

 

Ce dont nous avons eu confirmation auprès de Vivien Limacher, à la tête de La Fabrik à ID. Déjà sous agrément avec Mercedes-Benz et Toyota, il aurait été reçu par Renault et BMW pour envisager le déploiement de sa solution de gestion des activités VO au sein des réseaux. "Planet VO2 avait un monopole que Bee2link est parvenu à casser. Aujourd'hui, les constructeurs voient ce risque ressurgir", retient-il notamment de ses échanges.

 

Un propos à relativiser néanmoins à la lumière de ceux tenus, il y a un mois à peine, par Emmanuelle Serazin, directrice des ventes BtoB et du VO de Hyundai France, qui jurait voir dans ce nouveau regroupement la perspective d'une simplification des dialogues. "Tous nos concessionnaires travaillent avec l'une ou l'autre des solutions. Nous n'aurons donc plus qu'un seul interlocuteur et une évolution technologique synchronisée", tranchait-elle la question.

 

Les modules buy-back font leur apparition

 

La technologie et l'innovation, voilà ce qui doit désormais présider à tout débat. Les éditeurs de Paris, de Bretagne ou encore de l'Est ont bien intégré cette idée. Rarement dans l'histoire, les distributeurs automobiles n'auront été aussi attentifs à ce que les développeurs pourront leur apporter.

 

Compte tenu des difficultés à venir, les feuilles de route ont été bougées et la gestion des buy-backs s'est hissée au sommet des priorités. La Fabrik à ID a déjà dégainé un module paramétrable spécifique au travers duquel l'utilisateur peut superviser son parc roulant, analyser le marché et piloter son stock avec en toile de fond la capacité à maîtriser le calendrier de rentrée des véhicules à risque.

 

 

Bee2link lui répondra un peu plus tard dans l'année, certainement au second semestre comme l'annonce Jonathan Damis, responsable des solutions éditées par le groupe. "Ce sera une aide au suivi en parallèle des voitures et des propriétaires pour apporter les meilleures réponses. Les concessionnaires auront la liberté de choisir les fournisseurs de données d'estimation de prix pour les intégrer au module", avance le spécialiste en innovation technologique.

 

La coopération ouverte avec Jato et Autobiz portera également ses fruits. Bee2link s'est rapproché de ces deux acteurs afin de doter son environnement d'un système automatisé d'identification et de valorisation des véhicules d'occasion. Une solution qui ne se limitera pas à l'Hexagone, mais s'étendra à une dizaine de pays sur les 22 couverts conjointement par Autobiz et Jato dans le cadre de leur propre relation technique.

 

Forcer les communications

 

Tous autant qu'ils sont, les éditeurs ont une priorité stratégique : l'intercommunication des systèmes. "Les professionnels veulent des DMS qui parlent avec tous les outils. Les solutions satellites ne peuvent pas délivrer leur plein potentiel sans une facilité d'échange", clame Régis Tranquille, cofondateur de Tec3h. "Les éditeurs de DMS historiques n'ouvrent pas les voies d'accès ou facturent très cher les droits de connexion à leur outil. Pas forcément au distributeur, mais à l'éditeur de solutions tierces qui va devoir répercuter le coût", décrit-il une situation de protectionnisme mal placé qui, de l'avis de beaucoup, n'a que trop duré et commence sérieusement à nuire à la profession dans son ensemble.

 

Un exemple récent des blocages contre-productifs : l'impossibilité pendant des mois de relier les écrans d'affichage de prix de Tabletcar à un DMS très répandu, empêchant alors les responsables VO de pratiquer le pricing dynamique sur leur parc.

 

 

Chez La Fabrik à ID, Vivien Limacher abonde, pointant l'attitude de certains interlocuteurs militant en faveur d'écosystèmes complètement ouverts. "Le modèle verrouillé à la manière d'Apple est mort car il a montré ses limites. Le salut des concessionnaires viendra des interactions entre les modules métier", prêche-t-il. Sa requête est d'autant plus crédible qu'il échange lui-même via des passerelles avec son principal concurrent, Bee2link.

 

Ce que fait aussi Weeflow, l'éditeur de SpiderVO. Fruit des investissements de Jimmy et Laurent Cohen, le logiciel a construit sa réputation sur cet esprit d'ouverture. Il aimerait convaincre des concessionnaires, mais pour le moment, seuls les groupes Emil Frey France pour sa filiale Cofia et Pozzi pour tous ses parcs VO ont sauté le pas. Alors que Tec3h parvient à se faire référencer chez les groupements de concessionnaires et d'agents, SpiderVO rafle la mise sur la table des enseignes VO indépendantes qui en disent le plus grand bien.

 

Avènement de l'IA

 

Pour une raison simple, malgré ses modestes moyens d'éditeur indépendant, Weeflow s'impose comme un chef de file de l'innovation. Au cours de la dernière année écoulée, plusieurs modules d'intelligence artificielle ont été lancés, dont trois agents IA et un service d'automatisation de la rédaction des annonces. "Tous les éditeurs sont mis au défi par l'IA. Nous sommes convaincus que pour perdurer, notre logiciel doit devenir une plateforme d'opération IA. Grâce à cela, l'expérience de l'utilisateur doit s'enrichir sans pour autant impliquer de grands changements de l'interface visuelle", explique Laurent Cohen, qui supervise l'aspect commercial de SpiderVO.

 

L'IA devient incontournable. Ce n'est pas une question de compétence, mais d'adhésion à cette idée

 

Au mitan des années 2000, les infomédiaires ont bouleversé les habitudes en amenant les commerçants à passer de la vente sur parc à la vente sur annonce. En 2027, l'IA pourrait bien marquer un nouveau tournant, en changeant la manière de traiter les leads. Si Weeflow s'en dit convaincu, Jonathan Damis aussi. Bee2link vient de faire évoluer CallAuto pour que la solution d'agent IA dédiée à l'après-vente soit en mesure de répondre et de relancer des clients VO.

 

 

"L'IA devient incontournable. Ce n'est pas une question de compétence, mais d'adhésion à cette idée chez les concessionnaires et les revendeurs", interpelle Laurent Cohen. "Certains groupes du top 10 ne sont pas encore structurés, embraye Vivien Limacher. Les directions des services informatiques (DSI) gèrent les infrastructures et la cybersécurité, mais pas les applicatifs métier. Comment les embarquer dans de grandes révolutions ?", interroge-t-il, voyant plus d'opportunités chez les suivants. "Ceux qui accueillent l'innovation comme un moyen de survie", les classe-t-il.

La Banque Postale se lance dans le leasing automobile avec BNP Paribas Mobility

La Banque Postale franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de diversification en matière de mobilité. Depuis le 15 avril 2026, l’établissement a lancé Mon Leasing Auto, une offre de location automobile destinée à ses clients particuliers, en partenariat avec BNP Paribas Mobility. En s’appuyant sur Arval et Cofica Bail, filiales de BNP Paribas, La Banque Postale accède à un vivier de véhicules issus des flottes, reconditionnés et remis sur le marché via le leasing.

 

Déjà active dans le financement automobile via sa filiale La Banque Postale Consumer Finance (LBPCF), la banque enrichit ainsi sa gamme pour proposer une alternative complète aux crédits autos classiques. L’offre vise les dix millions de clients particuliers de La Banque Postale, dans un contexte où le leasing s’impose comme mode de financement dominant.

 

Le leasing pour les occasions d'Arval

 

Le marché confirme en effet cette bascule. En 2025, la location représente une part croissante des financements automobiles, avec une progression de 5,1 %. La location avec option d’achat (LOA) domine largement les financements de véhicules neufs, dépassant les 90 %, tout en gagnant du terrain sur l’occasion (35 %). La location longue durée (LLD), encore émergente chez les particuliers, atteint pour sa part 13 %. Si l'on prend en compte la LOA uniquement pour les véhicules neufs, la production financière atteint même 92 % du financement global.

 

 

Dans ce contexte, le partenariat entre La Banque Postale et BNP Paribas vise à capter cette dynamique. Concrètement, Mon Leasing Auto repose sur une plateforme en ligne donnant accès à plus de 6 500 véhicules multimarques, majoritairement d’occasion. Ces véhicules sont reconditionnés, certifiés et contrôlés avant livraison.

 

Côté tarif, La Banque Postale met en avant une accessibilité large, avec 50 % des offres affichées à moins de 350 euros par mois.

 

Un parcours client hybride, entre digital et conseil

 

Après avoir sélectionné un véhicule selon ses critères (budget, kilométrage, marque), le client est mis en relation avec un expert mobilité. Celui-ci l’aide à affiner son choix et à déterminer la solution de financement la plus adaptée.

 

Deux options principales sont proposées : la LOA, qui permet de racheter le véhicule en fin de contrat, et la LLD intégrant notamment entretien et assistance.

 

L’offre s’intègre enfin dans un écosystème plus large, avec des solutions d’assurance accessibles directement via l’application mobile de La Banque Postale.

 

Disponible en ligne depuis le 15 avril, Mon Leasing Auto sera également promu dans les 6 500 bureaux de poste à partir du 18 mai 2026.