Citroën : les véhicules électriques atteignent 40 % des commandes

Il est incontestable que la guerre en Iran et ses conséquences sur le prix des carburants ont poussé les véhicules électriques sur le devant de la scène.

 

Il y a quelques jours, La Centrale a annoncé que les recherches pour des véhicules d'occasion avaient bondi de 91 % durant la première quinzaine du mois de mars 2026.

 

Cela se ressent aussi dans les showrooms des concessionnaires et logiquement chez les constructeurs.

 

 

Xavier Chardon, directeur général de Citroën, le confirme au micro de BFM Business : "Depuis le début de l'année, on constate que la demande sur l'électrique accélère."

 

"On le voit au mois de mars et je le vois encore plus au mois d'avril", poursuit le dirigeant. [...] Sur les quinze premiers jours, on est à 40 % de commandes de clients particuliers sur l'électrique chez Citroën."

 

 

Une envolée des commandes qui se traduira dans quelques mois dans les immatriculations de la marque aux chevrons.

 

Pour l'heure, à la fin du premier trimestre 2026, la part des VE dans ses ventes atteint 26,3 %, avec 9 061 unités. Des chiffres en hausse de 22,5 %.

 

La citadine ë-C3 est le modèle à volume de ce premier trimestre, avec 4 343 immatriculations, mais sa courbe faiblit (-29,8 %). Il faut plutôt chercher la croissance du côté de la variante Aircross de l'ë-C3 avec 850,3 % de mieux et un volume de 2 832.

 

 

Au global, la dynamique de Citroën est bonne mais pas meilleure que le marché puisque, dans l'ensemble, les VE progressent de 50,5 % sur le trimestre et s'adjugent 27,9 % du marché français (112 083 unités).

 

 

Gageons que la saison 3 du leasing social, qui pourrait débuter en juin prochain avec 100 000 véhicules subventionnés, donnera un nouvel élan à la gamme électrique de Citroën.

 

Rappelons qu'en 2025, Citroën avait totalisé 24 771 véhicules électriques, en hausse de 67,1 %, pour ainsi afficher une part de VE de 21,4 %. Le marché français, en baisse de 5 %, avait enregistré 326 923 immatriculations de VE (+12,5 % ; 20 % de pdm).

L'exportation des véhicules électriques chinois a doublé en mars 2026

Les exportations de voitures électriques chinoises ont augmenté de 100 % en mars sur un an, selon des chiffres publiés le 9 avril 2026 par la Fédération chinoise des constructeurs de voitures individuelles (CPCA). Le mois dernier, quelque 183 000 voitures entièrement électriques ont ainsi été exportées depuis la Chine.

 

Sur le créneau des hybrides rechargeables (PHEV), le bond est encore plus spectaculaire, avec 154 000 véhicules exportés en mars (+199,7 % sur un an). "En raison de la hausse des prix du pétrole, les voitures hybrides rechargeables chinoises gagnent considérablement en popularité à l'échelle mondiale", a affirmé Cui Dongshu, secrétaire général de la CPCA, lors d'une conférence en ligne.

 

 

"Sur les marchés du Sud global, nous avons affiché de très belles performances, en particulier en Asie du Sud-Est et en Amérique centrale et du Sud, où nos bonnes performances ont été un moteur majeur de la croissance des exportations", a-t-il souligné. Il a estimé que la faiblesse relative de la demande en Chine poussait davantage d'entreprises chinoises à se tourner vers les marchés étrangers.

 

 

Symbole de la percée chinoise dans les véhicules électriques, BYD est passé devant l'américain Tesla en tant que premier constructeur mondial sur ce créneau. (avec AFP).

Fiat Professional ouvre 2026 sur une belle dynamique commerciale

Fiat Professional démarre l’année 2026 sur les chapeaux de roue. Pour présenter ses résultats commerciaux du premier trimestre, le constructeur italien a convié la presse au sein de la concession du groupe Martenat (Normandie Distribution), située à 15 minutes de Rouen (76). Un site qui a d’ailleurs la particularité d’être le seul en France à distribuer uniquement la marque Fiat Professional.

 

Au premier trimestre 2026, le constructeur italien de véhicules utilitaires a ainsi vu ses immatriculations bondir de 42,9 % sur le marché français, pour atteindre 6 284 exemplaires. Une performance qui place Fiat Professional à la cinquième place des marques les plus plébiscitées sur le marché des utilitaires. Sa part de marché de 7,1 % lui permet en effet de se retrouver devant des constructeurs tels que Volkswagen (4 150 ex. ; +32,7 %) ou Mercedes-Benz (3 811 ex. ; -4,2 %).

 

 

Au global, le marché des véhicules utilitaires neufs termine le premier trimestre 2026 dans le vert (+3,7 %), avec 88 608 exemplaires écoulés. Un chiffre encourageant mais qui reste néanmoins bien en dessous des niveaux recensés avant 2020. "Nous estimons que les volumes de ventes de VUL neufs ont baissé de 30 % par rapport aux années références d’avant Covid", glisse Guillaume de la Giraudière, directeur des marques Fiat, Abarth et Fiat Professional pour la France.

 

Qui poursuit : "Sur ce début d’année, le niveau de prise de commandes sur le marché des utilitaires reste tout de même plutôt bien orienté, ce qui est très encourageant pour le reste de l’exercice 2026. Chez Fiat Professional, nous constatons d’ailleurs une dynamique très positive au cours des six derniers mois, portée notamment par notre Ducato, mais aussi, de plus en plus, par nos Scudo et Doblò."

 

Le Ducato en locomotive

 

Chez Fiat Professional, ce sont trois véhicules utilitaires qui font la grande majorité des volumes. Il y a donc tout d’abord le Doblò, un petit fourgon disponible en essence, en diesel ou en 100 % électrique (337 km d’autonomie). Il représente néanmoins seulement 11,2 % des ventes de la marque, avec 701 exemplaires écoulés au premier trimestre 2026.

 

Vient ensuite le Scudo, un fourgon de taille moyenne, proposé à la fois en diesel et en 100 % électrique (223 ou 352 km d’autonomie selon les versions). Concernant ses immatriculations, il fait légèrement mieux que son petit frère, avec 827 unités recensées sur les trois premiers mois de l’année.

 

 

Près de trois quarts des volumes de Fiat Professional sont donc assurés par le Ducato, également disponible en versions diesel ou 100 % électrique (424 km d’autonomie). Best-seller incontesté de la marque, le grand fourgon s’est ainsi livré à pas moins de 4 697 exemplaires au premier trimestre 2026. En guise de comparaison, il fait mieux que ses cousins, le Peugeot Boxer (2 292 ex.) et le Citroën Jumper (1 917) réunis, pourtant considérés comme deux acteurs de poids sur le marché français.

 

L’électrique peine encore à convaincre

 

Si Fiat Professional dispose aujourd’hui d’une gamme complète de véhicules utilitaires 100 % électriques, cette énergie représente à peine 10 % du mix de ses ventes depuis le début de l’année 2026. "Mais grâce aux offres que nous proposons actuellement à nos clients, nous sommes désormais plus proches des 15 % de livraisons d’utilitaires en électrique. Nous espérons d’ailleurs pouvoir conserver cette tendance d’ici à la fin de l’année 2026", explique Guillaume de la Giraudière.

 

Pour tenter de stimuler la demande des VUL électriques, Stellantis a récemment mis en place une offre exceptionnelle proposant ses utilitaires électriques à des loyers équivalents à ceux des versions diesel. Disponible jusqu'au 30 juin 2026 dans toute l’Europe, cette campagne commerciale concerne, entre autres, le Fiat e-Doblò. Un pari audacieux pour le constructeur, mais qui a pour objectif d’anticiper le nouvel objectif de Bruxelles sur les émissions de CO2 des VUL, qui prévoit une baisse de 40 % pour 2030 par rapport à 2021 (au lieu de 50 % prévus initialement).

 

Guillaume de la Giraudière, directeur de Fiat, Abarth et Fiat Professional pour la France. ©Stellantis

 

"Nous nous mettons en ordre de marche pour atteindre les nouveaux seuils fixés par Bruxelles. Mais je pense qu’il sera tout de même difficile d’atteindre les 40 % de mix de ventes d’utilitaires électriques. C’est un pas de géant ! D’autant que chez Fiat Professional, nous avons une typologie de clients très orientée vers les sociétés de messagerie ou de transport, qui représentent une grande part de nos volumes de vente. Et ce type de flottes est malheureusement plus difficile à électrifier", souligne le directeur de Fiat Professional.

 

Le Fiat Tris arrive en France fin 2026

 

L’actualité produits sera relativement calme chez Fiat Professional en 2026. Hormis quelques séries spéciales, à l’image du Scudo S-Design, il ne faudra pas s’attendre à des nouveautés majeures. Le prochain gros renouvellement concernera le Ducato, prévu en 2028.

 

 

En revanche, la marque italienne prévoit tout de même de lancer son Tris en France dès cette année. Commercialisé dans un premier temps en Italie, ce véhicule à trois roues 100 % électrique fera donc son apparition sur les routes françaises à l’automne 2026, d’abord dans une version pick-up.

 

Ce tripoteur repose sur la même base que la Fiat Topolino et est donc davantage destiné à la livraison du dernier kilomètre. Avec une autonomie maximale de 90 km, le Tris peut en effet transporter plus de 500 kg de charge utile et offre un vaste espace de chargement, avec environ 2,25 m2 de surface utile, soit de quoi accueillir une palette euro standard.

 

Fiat Tris
Déjà commercialisé en Afrique et au Moyen-Orient, le Tris fera également ses débuts sur les différents marchés européens en 2026, à commencer par l’Italie. ©Fiat Professional

 

"Nous sommes convaincus qu’il y a un marché pour ce type de véhicules. Nous nous devons de proposer des solutions de mobilité alternatives. Surtout quand il s’agit de rouler en milieu urbain, comme dans les centres-villes par exemple, qui sont parfois difficiles d’accès pour de gros fourgons", déclare Guillaume de la Giraudière.

 

À terme, le Tris sera disponible en trois configurations, châssis-cabine, plateau et pick-up, et offrira un vaste choix de personnalisation. Mais l’un des principaux atouts du triporteur reste son gabarit parfaitement adapté au milieu urbain. Son format compact, notamment caractérisé par sa longueur de 3,17 m, associé à un rayon de braquage de 3,05 m, lui permet de se glisser aisément dans les rues étroites des centres-villes.

 

 

"Le Fiat Tris est un bon moyen de rendre la mobilité 100 % électrique accessible. Sur ce genre de véhicules, nous pouvons en effet nous passer d’Adas et, de manière générale, de tous les équipements électroniques, qui peuvent faire considérablement augmenter la facture", conclut le directeur de Fiat Professional, bien que ses tarifs français ne soient pour l’heure pas encore connus.

Le marché des flottes sort enfin la tête de l’eau en mars 2026

Le marché des flottes retrouve des couleurs. Selon AAA Data, les immatriculations de voitures particulières (VP) et d’utilitaires légers (VUL) sur les canaux BtoB (loueurs longue durée, sociétés et administrations) ont progressé de 2,7 % en mars 2026, pour atteindre 65 994 unités.

 

 

La dernière fois que le marché des flottes avait terminé un mois dans le vert, c'était en juin 2024 (+0,2 %). Soit presque deux ans ! En revanche, depuis le début de l’année 2026, le bilan reste négatif, avec un total de 170 073 mises à la route (VP + VUL) enregistrées, soit une baisse de 5,7 %.

 

Record d’immatriculations de voitures électriques

 

En mars 2026, les livraisons de voitures particulières (VP) affichent quelques signes d’amélioration. Ce sont en effet 39 172 voitures particulières qui se sont écoulées sur les canaux BtoB, soit une légère baisse de 1,9 % par rapport à mars 2025.

 

Le record de ventes de voitures 100 % électriques du mois de décembre 2025 a été battu. On recense un total de 16 193 modèles à batteries vendus sur ce troisième mois de l’année, soit 41,3 % du marché des flottes au global. Pour rappel, il s’était écoulé 9 166 véhicules 100 % électriques en mars 2025, ce qui représente une hausse fulgurante de 77,3 % en un an. Une nette progression qui s’explique par les évolutions fiscales et réglementaires, qui jouent en faveur de l’électrique.

 

Si l’électrique performe, la situation est en revanche plus tendue sur les autres énergies, qui ont toutes vu leurs immatriculations régresser. Les ventes de modèles hybrides rechargeables ont en effet reculé de 12,6 % (2 973 exemplaires), au même titre que celles des full hybrid (-19,2 % ; 6 763 ex.). Le constat est encore pire pour les véhicules microhybrides, dont le nombre de mises à la route a chuté de 23,8 % (6 863 ex.).

 

 

L’essence (3 750 ex. ; -37,5 %) et le diesel (1 712 ex. ; -39,8 %) sont également en chute, et ne représentent respectivement plus que 9,6 % et 4,4 % du marché des flottes sur ce troisième mois de l’année 2026.

 

Si l’on jette un œil aux marques les plus plébiscitées (toutes énergies confondues), Renault arrive encore une fois en tête avec 24 095 immatriculations (+3,8 %) en BtoB. Le Losange réalise près de 44 % de ses livraisons avec deux modèles, la Clio V (5 463 ex.) et le Scenic E-Tech (5 079 ex.), qui terminent d’ailleurs respectivement à la première et deuxième place des modèles les plus vendus en mars 2026. Peugeot (15 856 ex. ; -37,4 %) et Citroën (7 121 ex. ; +14 %) complètent le podium.

 

 Le marché BtoB des voitures particulières en mars 2026

Volumes en mars 2026 Évolution sur un an (%) Part de marché en mars 2026 (%)
Essence 3 750 -37,5 9,6
Diesel 1 712 -39,8 4,4
HEV 6 763 -19,2 17,3
PHEV 2 973 -12,6 7,6
MHEV 6 863 -23,8 17,5
REEV 273 -32,1 0,7
Électrique 16 193 77,3 41,3
Autres 645 -16,3 1,6
Total 39 172 -1,9 100

 

Boom sur les utilitaires électriques

 

Si le marché des flottes est dans le vert en mars 2026, c’est donc grâce au segment des véhicules utilitaires légers. Leurs ventes ont en effet bondi de 10,3 %, à 26 822 unités. Chose inhabituelle, les immatriculations de VUL 100 % électriques ont affiché une progression supérieure à celles des VP (+77,3 % pour rappel) avec un bond inédit de 77,8 %, soit 4 330 exemplaires écoulés. Leur part de marché a donc atteint 16,1 % en mars 2026, contre 10 % il y a un an.

 

De leur côté, les utilitaires roulant au diesel font tout de même de la résistance et voient leur nombre de mises à la route augmenter de 3,1 %, à 18 315 unités. Ils représentent encore 68,3 % du marché. Les livraisons des modèles essence sont quant à elles en chute libre (-24,4 %), avec seulement 1 603 exemplaires. Enfin, les utilitaires hybrides ont quant à eux vu leurs immatriculations bondir de 40,2 %, à 2 483 unités, surclassant ainsi l'essence. Leur part de marché (9,3 %) a pris deux points en un an.

 

 

Renault est là aussi leader, avec 21 264 VUL (+22,6 %) vendus chez les flottes. Trois modèles du Losange sont sur le podium, le Kangoo (6 315 ex.), le Trafic (5 570 ex.) et le Master (5 110 ex.), ce qui fait de Renault la marque numéro un sur l’ensemble des segments des utilitaires. Sans surprise, nos deux autres constructeurs nationaux, que sont Peugeot et Citroën, occupent les deuxième et troisième places, avec respectivement 12 917 (-17,2 %) et 7 568 (-9,4 %) immatriculations recensées en mars 2026.

 

Le marché BtoB des VUL en mars 2026

Volumes en mars 2026 Évolution sur un an (%) Part de marché en mars 2026 (%)
Essence 1 603 -24,4 6
Diesel 18 315 3,1 68,3
Hybride 2 483 40,2 9,3
Électrique 4 330 77,8 16,1
Autres 91 -59,4 0,3
Total 26 822 10,3 100

 

Comment Vygon a pris le virage de l’électrique

Lorsque Jérémy Mascot arrive chez Vygon en 2022, l’entreprise possède seulement une poignée de véhicules électriques en autopartage. Le fabricant de dispositifs médicaux à destination des professionnels de santé avait pourtant entamé l’électrification de sa flotte en 2018, en déployant des véhicules hybrides rechargeables, reconnus à l’époque pour leur fiscalité avantageuse.

 

"J’ai remplacé une personne qui gérait la flotte de l’entreprise depuis une trentaine d’années avec Excel. Une méthode qui avait le mérite d’être plutôt efficace bien qu’un peu archaïque", nous glisse Jérémy Mascot, acheteur indirect et responsable de la flotte automobile de Vygon.

 

À partir de 2023, l’entreprise a donc commencé à intégrer des véhicules 100 % électriques au sein de sa car policy. "L’offre était, en effet, plus attrayante comparée à celle des années précédentes. Les véhicules en question avaient des autonomies plus intéressantes, mais aussi des prix et des valeurs résiduelles qui permettaient de proposer des loyers plus pertinents", précise‑t‑il.

 

 

Jérémy Mascot a donc formalisé un premier catalogue où la possibilité de choisir un véhicule électrique reposait sur la base du volontariat. En revanche, seuls les collaborateurs qui étaient en mesure d’installer une borne à domicile pouvaient opter pour un modèle à batterie.

 

Dès la première année de la mise en place de cette nouvelle stratégie d’électrification, Vygon parvient à renouveler 15 à 20 % de ses véhicules par des modèles électriques. "Les déploiements se sont très bien passés et l’usage des véhicules 100 % électriques a plutôt bien été accepté par nos collaborateurs car c’était leur choix", nous confie le responsable de la flotte de Vygon.

 

70 % de renouvellement en électrique

 

Dès 2024, le groupe Vygon était donc largement en conformité vis‑à‑vis des seuils fixés par la loi LOM. Mais en mars 2025, la réforme des avantages en nature, rétroactive au 1er février, a conduit l’entreprise à accélérer sa politique sur le véhicule électrique. L’adoption de l’électrique n’était dès lors plus seulement réservée aux salariés pouvant installer une borne à domicile.

 

"Tous les collaborateurs non itinérants sont désormais contraints d’aller sur l’électrique, tandis que nos commerciaux, qui font beaucoup de route, peuvent encore choisir des modèles thermiques. Le but n’est pas de rendre leur travail plus contraignant car certains n’ont pas la possibilité d’installer une borne à leur domicile. Seuls les SUV thermiques sont exclus, car nous estimons qu’ils ne coïncident pas avec notre stratégie RSE", soulève Jérémy Mascot.

 

À ce jour, le groupe Vygon dispose d’un parc d’un peu plus de 130 unités en France. Avec seulement cinq utilitaires, la flotte est donc majoritairement composée de véhicules de fonction, dont une moitié est destinée aux commerciaux et l’autre aux postes de direction. Tous les véhicules sont financés en passant par les loueurs Arval et Alphabet.

 

"Nous travaillons avec les groupes Volkswagen et BMW. Ces deux constructeurs ont su très rapidement offrir des véhicules attrayants avec de bonnes valeurs résiduelles. Nous proposons cinq catégories de véhicules, selon le poste du collaborateur. Nous privilégions au maximum les voitures écoscorées mais il peut arriver que certaines ne le soient pas, notamment dans les catégories supérieures de véhicules. Dans ce cas‑là, nous proposons aux salariés de passer à la catégorie inférieure mais en ayant la possibilité de rajouter des options à leur voiture", précise le responsable.

 

©Vygon

 

Aujourd’hui, les modèles 100 % électriques représentent donc 20 % de la flotte de l’entreprise. Pour le reste, 15 % des véhicules sont hybrides rechargeables, tandis qu’encore 30 % roulent au diesel et 20 % à l’essence. "Mais la part de l’électrique augmente fortement puisque nous sommes aujourd’hui à plus de 70 % de taux de renouvellement sur cette énergie", se félicite Jérémy Mascot.

 

Avant de poursuivre : "La réforme des avantages en nature est pour moi l’argument sur lequel tous les responsables de parc doivent s’appuyer pour l’électrification. C’est vraiment notre atout car le choix du véhicule de fonction n’a aujourd’hui plus seulement un impact sur le budget de l’entreprise, mais également sur le portefeuille du collaborateur. Chez Vygon, nous précisons donc sur notre catalogue l’avantage en nature théorique de chaque véhicule afin que les salariés puissent faire leur choix en connaissance de cause."

 

Financement des bornes à domicile

 

Grâce à l’adoption de véhicules 100 % électriques, le groupe Vygon estime réaliser entre 15 et 20 % de gain par rapport à un thermique. Même si les loyers des modèles à batterie restent majoritairement plus élevés que ceux d’un thermique, les écarts se resserrent et leurs tarifs commencent à être de plus en plus attractifs.

 

"En ce qui concerne la partie maintenance, nous estimons que l’entretien d’un véhicule thermique est deux fois plus cher que celui d’un électrique. La fiscalité est aussi plus avantageuse pour une voiture à batterie. Enfin, nos collaborateurs qui roulent à l’électrique utilisent à 82 % leur borne à domicile et celles sur site plutôt qu’en itinérance. Dans ce schéma, un véhicule à batterie nous coûte deux fois et demie moins en consommation d’énergie qu’un thermique", détaille le responsable de flotte.

 

 

En parlant de bornes à domicile, Vygon a très tôt fait le choix de les financer. "En parallèle de l’électrification de notre parc, j’ai mené en 2022 un appel d’offres afin de consulter plusieurs prestataires qui pouvaient nous accompagner sur la partie bornes à domicile et en itinérance. Nous souhaitions un opérateur qui soit capable de gérer du remboursement réel et non sous la forme de notes de frais, comme c’était majoritairement proposé par les fournisseurs consultés lorsque nous avions lancé l’appel d’offres en 2022. Nous avons finalement retenu Ze‑Watt", déclare Jérémy Mascot.

 

Qui poursuit : "Mais au‑delà de la sélection de l’opérateur, il y a aussi beaucoup d’autres paramètres à prendre en compte lorsqu’on décide de mettre en place une stratégie de bornes de recharge à domicile. Notamment la partie prise en charge. Chez Vygon, nous avons choisi de financer leur installation afin de rendre notre politique sur le véhicule électrique plus attractive. Nous avons également décidé de céder gratuitement la borne de recharge en cas de départ de notre collaborateur de l’entreprise. Cela entraîne donc des avantages en nature, mais nous avertissons le salarié sur ces conditions dès l’installation de la borne. Concernant les déménagements, nous avons choisi de prendre en charge le premier mais le second est à ses frais à un tarif déterminé dès l’installation. En revanche, le déploiement de bornes à domicile peut également représenter quelques limites, notamment quand l’employé habite en copropriété."

 

Résultat, lorsque Vygon a réalisé une étude TCO pour comparer les coûts des véhicules électriques à ceux des thermiques, l’entreprise s’est rendu compte que la borne était amortie au bout d’un an, en se basant sur un kilométrage de 30 000 km par an en moyenne.

 

"Cela nous a donc confortés dans notre décision de prendre en charge les bornes de recharge de nos collaborateurs. Nous avons également choisi de passer par l’achat et non par la location, car c’était plus intéressant d’un point de vue des avantages en nature. Le coût pour l’entreprise à la cession de la borne est autour de 400 euros et environ 200 euros pour le collaborateur (avant cinq ans). Alors qu’avec la location, le coût en AEN est supérieur dès la troisième année", explique Jérémy Mascot.

 

 

Pour le volet recharge en itinérance, le groupe Vygon travaille également avec Ze‑Watt. "Nos collaborateurs peuvent donc se recharger sur 95 % des bornes du réseau ouvert au public. Il convient néanmoins de fixer quelques règles, notamment sur la durée maximale de branchement à une borne, car les tarifs sont très vite dissuasifs. Chez nous, elle est de 12 h car au‑delà, les coûts sont très prohibitifs", avance‑t‑il.

 

Enfin, le fabricant de dispositifs médicaux a également déployé, en parallèle, plus d’une centaine de points de charge sur ses sept sites français. Le groupe Vygon dispose davantage de bornes de 7 kW, mais l’entreprise commence également à installer des bornes de 11 kW.

 

"Pour ne pas créer d’injustice envers ceux qui roulent en véhicule thermique, nos collaborateurs payent, depuis deux ans, la recharge sur site au prix coûtant pour la société, afin que cela reste quand même attractif pour eux", conclut le responsable de la flotte de Vygon.

Comment Actua Formation sensibilise les conducteurs à la mobilité électrique

L’émergence rapide des nouvelles motorisations électrifiées, qu’elles soient électriques ou hybrides, modifie profondément les pratiques de conduite. Sans accompagnement, les écarts entre les performances théoriques et réelles peuvent dès lors être significatifs, tant pour les entreprises que pour les collaborateurs : surconsommation, stress d’autonomie, sinistralité accrue ou encore sous-exploitation des technologies embarquées.

 

 

Dans ce contexte de transition énergétique accélérée, Actua Formation s’est donc fixé l’objectif de sensibiliser pleinement les conducteurs aux usages de leur nouveau véhicule. Avec son dispositif livraison/formation, l’organisme ne propose donc pas qu’une simple remise de clés, mais il offre un accompagnement structuré dès le premier contact du collaborateur avec sa voiture.

 

Réalisé par des formateurs experts, le dispositif livraison/formation inclut une prise en main personnalisée, adaptée au profil du conducteur et à l’usage réel du véhicule, pour une utilisation efficace dès les premiers kilomètres. Le formateur sensibilise également le conducteur à l’écoconduite et à la prévention routière, quelle que soit la motorisation du véhicule (thermique, hybride ou électrique).

 

"La transition ne se joue pas uniquement dans la technologie, mais dans les usages. En transformant la livraison en un moment de formation, nous permettons aux conducteurs d’exploiter pleinement leur véhicule, en sécurité et en responsabilité, dès le premier jour", précise David Raffin, directeur général d'Actua Formation.

 

 

Déployée sur l’ensemble du territoire, la livraison/formation d’Actua Formation s’adapte ainsi aux contraintes des entreprises et des gestionnaires de flotte. La livraison peut en effet s’effectuer sur site, en concession ou dans un lieu dédié. Avec à la clé, une réduction des risques routiers, une optimisation de la consommation d’énergie, une amélioration du confort des conducteurs, ainsi qu’une maîtrise TCO pour les gestionnaires de flottes.

Renault Trucks City : un atelier de réparation de proximité pour les camions électriques

L'heure n'est pas à délaisser les centres-villes pour Renault Trucks. Le constructeur annonce l'installation d'un point de service d'un nouveau genre au cœur de l'hôtel de logistique urbain (HLU) de Lyon. Baptisé Renault Trucks City, cet atelier assurera des services d'entretien et de réparation de proximité dédiés aux camions de moyen tonnage électriques et véhicules utilitaires des clients de la marque évoluant dans l’hypercentre de la cité des Gones.

Au sein d'une zone dédiée à la décarbonation

Le HLU de Lyon a été inauguré en cette fin mars 2024. Situé dans le sud de la ville à côté du parc de Gerland, il est dédié à la gestion de la distribution de marchandises en ville. Il fonctionne comme une plateforme centrale où les véhicules à faibles émissions récupèreront des marchandises pour une livraison urbaine décarbonée.

A lire aussi : Renault Trucks va construire une plateforme innovante

L'atelier de Renault Trucks localisé dans ce HLU est certifié E-Tech et emploie deux techniciens. Il peut accueillir simultanément deux camions. Il dispose aussi d’une zone dédiée à la maintenance des vélos cargos Kleuster, assemblés par Renault Trucks à Vénissieux. Des services de location de véhicules de courte ou moyenne durée y sont également proposés. Ce Renault Trucks City sera rattaché à la succursale du constructeur située à Corbas, dans la banlieue sud lyonnaise. Les véhicules nécessitant des interventions longues ou complexes y seront d'ailleurs renvoyés.

De nouveaux Renault Trucks City à venir ?

"Cette initiative souligne la volonté de Renault Trucks de s’inscrire dans la politique de transformation de la Métropole de Lyon et de soutenir ses clients au plus proche de leur activité, contribuant ainsi à augmenter leur productivité", précise le constructeur dans un communiqué.

Ce projet de Renault Trucks pourrait bien se renouveler prochainement. Le constructeur envisage des initiatives similaires, comme à Paris et Marseille, mais aussi à Breda, aux Pays-Bas. Un espace dédié aux vélos cargos et aux services aux transporteurs pour le dernier kilomètre y a récemment été ouvert par le distributeur Renault Trucks Bluekens.

Daimler Truck ouvre un site de réparation de poids lourds électriques en Allemagne

22 000 m². C'est la superficie du nouveau site de vente de réparation de camions et bus de Daimler Truck. Le constructeur l'a inauguré tout début mars 2024 à Stuttgart, en Allemagne, un an et demi après avoir posé la première pierre. Ce nouveau site accueillera des véhicules industriels alimentés par la technologie des batteries et des piles à combustible.

Des postes de travail spécifiques

Ce "Mercedes-Benz Commercial Vehicle Center Stuttgart" proposera ainsi des services de vente et d'entretien pour les camions Mercedes-Benz et Fuso. Mais pas seulement. Les autobus Mercedes-Benz et Setra sont aussi concernés. Le site servira également de base de location pour les véhicules CharterWay.

Des postes de travail à haute tension ont été mis en place pour pouvoir entretenir les modèles électriques à batteries du constructeur. Pour rappel, on retrouve notamment les Mercedes-Benz eActros et eEconic, le Fuso eCanter ou encore l'autobus urbain Mercedes-Benz eCitaro. Pour ce dernier, dont les batteries se situent sur le toit, un poste de travail moderne et adaptable a été créé dans le site pour travailler sur les toits des véhicules.

Points de charge et production d'énergie

De très nombreux points de charge ont été prévus sur ce nouveau site : douze pour les voitures des employés et des clients, et quatre (avec des capacités de charge allant jusqu'à 300 kilowatts) pour les poids lourds. Un système photovoltaïque a par ailleurs été installé pour fournir de l'énergie au site.

"L'orientation cohérente vers le client est cruciale pour le succès de Mercedes-Benz Trucks. C'est pourquoi la poursuite du développement du réseau de vente du groupe, qui dispose désormais de son propre site à Stuttgart, est un élément important de notre stratégie. Au cours des douze derniers mois, nous avons ouvert quatre nouveaux centres de véhicules industriels appartenant au groupe. La construction et l'expansion d'autres sites sont actuellement en cours de planification. Plus précisément, cette année, nous souhaitons ouvrir trois nouveaux sites, notamment un à Paris", commente Stina Fagerman, directrice du marketing, des ventes et des services chez Mercedes-Benz Trucks.

Daimler Truck ouvre des ateliers dédiés aux poids lourds électriques

Lors de Solutrans, du 21 au 25 novembre 2023, Daimler Truck a mis la lumière sur son nouveau véhicule phare : l'eActros 600. Destiné au transport longue distance, ce camion électrique sera disponible en tracteur et en porteur 6x2. Avec une puissance totale embarquée de plus de 600 kWh, pour une autonomie annoncée de 500 kilomètres et une recharge entre 30 minutes (chargeur MCS 1GW) et une heure (chargeur MCS). "L'eActros 600 peut d'ores-et-déjà être commandé, et sa production démarrera fin 2024", annonce Henri Paccalin, président de Daimler Truck France.

50 ateliers en France

Pour accompagner le développement de sa gamme électrique, Daimler Truck annonce le déploiement de 50 e-ateliers en France. "Les techniciens sont formés et équipés, et nous avons ainsi des spécialistes eTruck partout en France, précise Cyrille Bauguin, directeur pièces et services. Nous avons choisi d'avoir un réseau résolument orienté vers ces nouvelles technologies, c'est nécessaire pour l'eActros 600. Nous mettons en place les ateliers avant même que les camions ne soient en nombre sur les routes afin de rassurer les clients."

Par ailleurs, Daimler Truck entend être "toujours en mesure de proposer le top du service", clame Cyrille Bauguin. Le constructeur en a mis trois en avant. D'abord, les contrats d'entretien, qui concernent un véhicule vendu sur deux chez lui. "Cela permet au client de lisser ses coûts", commente Cyrille Bauguin.

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Notons par ailleurs que Henri Paccalin quittera ses fonctions de président fin février 2024, après plus de trois ans en poste. Il passera du côté Bus du constructeur. Son remplaçant sera Ulrich Loebich, qui arrive du siège allemand de Daimler AG. Un nouveau directeur commercial France, Laurent Chambon, est quant à lui arrivé chez Daimler Truck le 1er décembre 2023.

Volta Trucks mise sur une approche environnementale globale

Avec l’objectif d’éliminer 180 000 tonnes de CO2 des villes par an à l’horizon 2025, le constructeur de VU Volta Trucks s’est lancé dans une démarche environnementale globale. La start-up a ainsi développé son premier véhicule 100 % électrique, le Volta Zero, dont le premier prototype devrait sortir en septembre 2020. Ce véhicule, dédié à la livraison de fret en zones urbaines, est 100 % électrique. Equipé d’une batterie de 160 à 200 kWh, il possède une autonomie de 150 à 200 km et réduit la pollution sonore.

"La durabilité est au cœur de notre activité. Sauver la planète ne peut pas attendre, cela doit arriver maintenant, et Volta Trucks veut être le fer de lance du changement rapide des gros véhicules utilitaires, du diesel obsolète aux solutions technologiques propres et sûres", annonce son fondateur Carl-Magnus Norden.

Une carrosserie en composite de lin

Mais au-delà des émissions d’échappement, le constructeur mise sur une approche globale, en utilisant un matériau naturel et biodégradable pour ses panneaux extérieurs de carrosserie. "Chaque Volta Zero éliminera des milliers de tonnes de CO2, mais nous pensons que la durabilité est plus que de simples émissions d'échappement, nous avons donc adopté une approche environnementale d'abord pour tout l'approvisionnement en matériaux. Cela comprend la première utilisation au monde d'un composite de lin naturel et de résine biodégradable dans la construction de panneaux de carrosserie qui est neutre en CO2 et entièrement recyclable. Nous continuerons de faire notre possible pour nous assurer de remplir notre mission de devenir le constructeur de véhicules utilitaires le plus durable au monde", indique Rob Fowler, PDG de Volta Trucks.

Pour ce faire, le constructeur a fait appel à la société Bcomp en Suisse, qui utilise la fibre de lin récoltée afin de créer son tissu technique. Ce dernier est ensuite combiné à une résine d’origine bio dérivée de l’huile de colza pour produire les panneaux.

Moins de risques en cas d’accident

Au-delà de ses performances environnementales, le composite de lin apporte plus de sécurité. Ainsi, contrairement aux fibres de carbone, le lin est non conducteur, amortit mieux les vibrations et réduit le risque de débris tranchants lors des accidents. Enfin, les pièces composites de lin sont plus facilement recyclables puisqu’elles peuvent être brûlées dans le système de gestion des déchets standard et utilisées pour la récupération d’énergie thermique.