Renault Trucks City : un atelier de réparation de proximité pour les camions électriques

L'heure n'est pas à délaisser les centres-villes pour Renault Trucks. Le constructeur annonce l'installation d'un point de service d'un nouveau genre au cœur de l'hôtel de logistique urbain (HLU) de Lyon. Baptisé Renault Trucks City, cet atelier assurera des services d'entretien et de réparation de proximité dédiés aux camions de moyen tonnage électriques et véhicules utilitaires des clients de la marque évoluant dans l’hypercentre de la cité des Gones.

Au sein d'une zone dédiée à la décarbonation

Le HLU de Lyon a été inauguré en cette fin mars 2024. Situé dans le sud de la ville à côté du parc de Gerland, il est dédié à la gestion de la distribution de marchandises en ville. Il fonctionne comme une plateforme centrale où les véhicules à faibles émissions récupèreront des marchandises pour une livraison urbaine décarbonée.

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L'atelier de Renault Trucks localisé dans ce HLU est certifié E-Tech et emploie deux techniciens. Il peut accueillir simultanément deux camions. Il dispose aussi d’une zone dédiée à la maintenance des vélos cargos Kleuster, assemblés par Renault Trucks à Vénissieux. Des services de location de véhicules de courte ou moyenne durée y sont également proposés. Ce Renault Trucks City sera rattaché à la succursale du constructeur située à Corbas, dans la banlieue sud lyonnaise. Les véhicules nécessitant des interventions longues ou complexes y seront d'ailleurs renvoyés.

De nouveaux Renault Trucks City à venir ?

"Cette initiative souligne la volonté de Renault Trucks de s’inscrire dans la politique de transformation de la Métropole de Lyon et de soutenir ses clients au plus proche de leur activité, contribuant ainsi à augmenter leur productivité", précise le constructeur dans un communiqué.

Ce projet de Renault Trucks pourrait bien se renouveler prochainement. Le constructeur envisage des initiatives similaires, comme à Paris et Marseille, mais aussi à Breda, aux Pays-Bas. Un espace dédié aux vélos cargos et aux services aux transporteurs pour le dernier kilomètre y a récemment été ouvert par le distributeur Renault Trucks Bluekens.

Renault Trucks va construire une plateforme innovante

Renault Trucks ne quitte pas son fief lyonnais, mais va s'engager dans un changement d'envergure. Le constructeur annonce démarrer plusieurs années de travaux pour ouvrir un nouveau centre mondial de distribution de pièces de rechange sur son site historique de Saint-Priest (69). Il remplacera la plateforme logistique située tout près, à Vénissieux.

Début d'exploitation en 2028

"L'actuel bâtiment centenaire n’est plus adapté aux exigences environnementales et opérationnelles des activités de logistique", justifie-t-on chez Renault Trucks. Après avoir étudié diverses options, le constructeur a donc choisi de s'engager dans des travaux d'envergure. La nouvelle plateforme prendra donc la place de l'actuelle usine de fabrication de ponts et d’essieux du groupe, qui, elle, déménagera à Vénissieux dès 2025.

Ensuite, le bâtiment existant à Saint-Priest sera détruit, et les sols dépollués. "La réhabilitation de cette friche industrielle respectera le principe de zéro artificialisation des sols", assure le constructeur. Trois ans de travaux sont prévus, pour un investissement global de 132 millions d'euros. La phase de construction devrait démarrer en 2026, pour une installation des équipements fin 2027. Le transfert de l'activité devrait s'effectuer début 2028, avec un début d'exploitation du nouveau centre de distribution en milieu d'année.

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Des panneaux photovoltaïques pour être autosuffisant

Cet entrepôt, qui se veut flexible et évolutif, accueillera près de 500 salariés et s'étendra sur 46 000 m². Il sera composé de divers espaces : stockage standard, zone automatisée dédiée aux petites pièces, stockage des batteries, etc. La robotisation de certaines opérations et l’optimisation des racks de stockage doivent accroître le confort des salariés sur place.

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Enfin, Renault Trucks veut faire de cette nouvelle plateforme un bâtiment "à énergie positive". En effet, des panneaux photovoltaïques seront installés sur l’ensemble de la toiture. Cela lui permettra de produire de l'électricité renouvelable pour l'ensemble de ses propres besoins, mais aussi pour des bâtiments voisins. Le constructeur s'engage à ce que ces nouvelles installations soient 100 % sans énergie fossile. Il annonce aussi qu'il plantera 400 arbres sur le site.

Renault Trucks va ouvrir un centre VHU

Renault Trucks a, depuis cinq ans, fait le pari de l'économie circulaire. La marque déploie une démarche fondée sur trois piliers : régénérer, reconvertir et recycler. Après avoir donné naissance à son centre de reconditionnement de véhicules (Used Trucks Factory), le constructeur tricolore franchit une nouvelle étape avec la création de l'Used Parts Factory, un site industriel dédié au traitement des véhicules hors d'usage (VHU).

Cette usine de 3 000 m² sera implantée au cœur de son site industriel de Lyon-Vénissieux (69), au plus proche du centre logistique. Elle accueillera des camions Renault Trucks au kilométrage important, mais dont certaines pièces conservent un fort potentiel de réemploi.

Renault Trucks resserre ses liens avec Indra Automobile Recycling

Les pièces préalablement identifiées (moteur, boîte de vitesses, cabine, réservoir, pare-chocs, déflecteurs, etc.) seront prélevées par les opérateurs avant d'être vérifiées, nettoyées et étiquetées pour une meilleure traçabilité. Bénéficiant d'un label dédié ("Used Parts by Renault Trucks") et d’une garantie constructeur, ces pièces de réemploi (PRE) rejoindront ensuite le magasin Renault Trucks situé à proximité.

Renault Trucks précise que ses PRE afficheront des tarifs 50 à 60 % moins élevés en moyenne que leurs équivalents neufs. Pour ses anciennes gammes de véhicules, le constructeur complètera cette offre grâce à son partenariat avec Indra Automobile Recycling. Le spécialiste du recyclage alimentera le constructeur et ses concessionnaires avec les pièces démantelées par ses centres VHU.

Renault Trucks s’allie à Indra Automobile Recycling

Renault Trucks veut développer son offre de pièces de réemploi ! Le président du constructeur, Bruno Blin, et Loïc Bey-Rozet, directeur général d’Indra Automobile Recycling, ont en effet signé un accord, le 2 juillet 2020, qui prévoit la création d’un réseau de recyclage, de réutilisation et de valorisation des pièces pour poids lourds. Celui-ci est le fruit d’une étude d’un an, réalisée avec le soutien de l’Ademe pour le financement et de Cider Engineering, partenaire d’Indra, spécialiste du démantèlement des matériels lourds.

Une centaine de camions démantelée d'ici fin 2020

Après démontage et référencement, les pièces seront proposées aux clients à travers le réseau de réparateurs et concessionnaires Renault Trucks. Le reste de la matière issu du démontage sera recyclé.

D’ici à la fin de l’année, une centaine de camions sera démantelée dans les centres Indra Automobile Recycling et dans les concessions et succursales Renault Trucks, puis recyclée. Par ailleurs, Renault Trucks a pour objectif de déployer cette démarche commerciale en Europe. Des sites pilotes en Espagne et au Royaume-Uni se préparent déjà à accueillir des véhicules afin de procéder à leur démantèlement.

 

La reprise de l'activité s’organise pour Renault Trucks

Pour Renault Trucks France, l’heure de la reprise a sonné pour les services de production, commerciaux ainsi que la R&D qui demeuraient en chômage partiel depuis le 18 mars 2020.

En effet, seules les activités d’approvisionnement de pièces de rechange et de réparation poids lourds avaient été maintenues. Le constructeur a ainsi annonce le redémarrage de sa production, à commencer par l’usine "moteurs", située à Vénissieux (69). Dans les semaines à venir, les sites d’assemblage de Bourg-en-Bresse (01) et de Blainville-sur-Orne (14) suivront.

Le constructeur souligne que la reprise d’activité est prévue "à un rythme très lent par rapport au rythme de production habituel" et que "la montée en cadence s’étalera sur plusieurs semaines en fonction du niveau de demande des clients, de la capacité des fournisseurs à accompagner le constructeur dans cette reprise, et en synchronisation avec les autres usines du groupe Volvo".

Renault Trucks se renseigne également auprès de ses clients et partenaires et sur les tendances marchés pour évaluer au mieux sa future cadence de production.

Repenser l’organisation du travail et des flux

Pour assurer la sécurité de ses salariés, Renault Trucks a mis en place un protocole sanitaire stricte. Tout d’abord, quand cela est possible, le télétravail sera bien entendu privilégié. Sur site, tout a été repensé : l’organisation de la circulation dans tous les lieux communs ainsi que le remplissage des navettes de transport. En somme, c’est un parcours précis des salariés, du vestiaire jusqu’au poste de travail, qui a été élaboré par les médecins du travail de l’entreprise. Bien évidemment, la désinfection des postes et outils de travail, des engins, des vestiaires et des réfectoires, mais aussi la distanciation sociale ou encore port de gants, de masques et surblouses, font également partie des mesures sanitaires prises en concertation avec les organisations syndicales et les représentants du personnel

"La reprise ne se fera que si les conditions sanitaires sont irréprochables. Nous ne ferons pas de compromis. C’est pourquoi nous envisageons une reprise progressive avec une première période pendant laquelle nous allons tester les protocoles sanitaires ainsi que la chaine des fournisseurs et de la logistique avant d’envisager toute montée en cadence. Il en va de notre responsabilité de soutenir le redémarrage de notre filière industrielle", affirme Bruno Blin, président de Renault Trucks.

Un accord sur l’indemnisation des salariés

Enfin, le constructeur annonce également la signature un accord pour l’indemnisation des salariés Renault Trucks France en activité partielle par l’ensemble des organisations syndicales. Ce dernier est applicable jusqu’au 3 juillet 2020 et a été mis en place "grâce à une solidarité des cadres et une contribution supplémentaire de l’entreprise, pour gommer les disparités d’indemnisation entre les différentes catégories de salariés, issues des dispositions légales et de la convention collective de la métallurgie, et pour aligner la rémunération de l’ensemble des salariés à 92 % de leur rémunération nette habituelle".

Pour Bruno Blin, "cet accord permet de traiter de façon équitable l’ensemble des salariés pendant cette période de crise inédite". "Il offre à chaque salarié qui le souhaiterait, d’approcher 100 % de sa rémunération à travers la valorisation de jours de congés, tout en préservant l’avenir de l’entreprise. A la contribution solidaire des salariés s’ajoute celle de l’entreprise à hauteur de 8 % de la masse salariale", conclut le dirigeant.

 

 

 

 

 

 

Renault Trucks et Indra se penchent sur la pièce de réemploi pour poids lourds

Favoriser l’émergence d’une filière dédiée au recyclage et à la réutilisation de pièces pour poids lourds, c’est l’objet d’une nouvelle étude initiée par Renault Trucks et Indra. En effet, à l’inverse du véhicule léger ou de l’utilitaire, le secteur du poids lourds ne fait l’objet d’aucune contrainte réglementaire liée au traitement et au recyclage de ses véhicules en fin de vie ou hors d’usage.

Bénéficiant du soutien financier de l’Ademe, ce travail a donc pour objectif d’identifier les facteurs-clés de succès et les critères nécessaires à la mise en place d’une activité structurée de recyclage des poids lourds et de distribution de ses pièces de réemploi.

L’étude mandatée par Renault Trucks et Indra comprendra une analyse de la situation du traitement des poids lourds hors d’usage et une mise à jour des méthodes de démantèlement. Elle fera également apparaître une analyse détaillée du marché potentiel pour les pièces de réutilisation et des recommandations relatives aux flux logistiques et aux schémas de distribution de ces pièces.

Renault Trucks précise que cette démarche s’inscrit dans la continuité de ses actions en faveur de l’économie circulaire, à l’instar de son site de transformation de véhicules d’occasion de Bourg-en-Bresse (Used Trucks Factory), ou encore de son usine de remanufacturing de Limoges.

 

 

 

 

Renault Trucks prépare la finale de son concours après-vente

 

Qui sera élue meilleure équipe après-vente du réseau Renault Trucks ? Réponse : le 19 juin prochain. La troisième édition du challenge Road to Excellence Championship (RTEC) a débuté en janvier. Combinant théorie et pratique, il est ouvert à tous les techniciens des réseaux internationaux au losange : réceptionnaires, techniciens, techniciens atelier, gestionnaires de parc, magasiniers, etc.

Le concours se déroule en trois temps. Les équipes se sont tout d’abord affrontées au cours de deux manches théoriques, organisées du 21 janvier au 15 février puis du 11 mars au 5 avril, lors desquelles ont dû répondre à deux séries de 35 questions pour évaluer leurs compétences techniques, leur connaissance des outils, les procédures du constructeur et la gestion de la relation client. Plus de 1600 équipes se sont affrontées au cours de ces théoriques dans 86 pays pour décrocher une place en finale.

A l’issue de ces deux premières manches, 24 équipes se sont hissées jusqu’à la dernière épreuve qui se tiendra le 19 juin prochain, dans le centre international de formation Renault Trucks, à Lyon. Parmi elles, trois équipes défendront les couleurs tricolores : Riom (Puy-de-Dôme), Saint-Paul-lès-Dax (Landes) et Corbas (Grand Lyon).

Afin de donner sa chance à tous et d’encourager les talents de demain, Renault Trucks France a décidé d’ouvrir la compétition aux apprentis cette année. Le règlement garantit ainsi à l’une des 76 équipes accueillant au moins un jeune d’être sur une des trois marches du podium français.