Steer-by-wire : Mercedes-Benz câble sa direction

En 1886, Carl Benz dépose le brevet de la première voiture à moteur, marquant ainsi le début de l’ère automobile. 140 ans plus tard, Mercedes-Benz entend perpétuer cet esprit d’innovation, en devenant le premier constructeur automobile allemand à lancer une direction steer-by-wire en production de série.

 

D’autres avaient déjà tenté le pari auparavant. Infiniti a ouvert la voie dès 2013 avec sa berline Q50, faisant ainsi figure de pionnière, avant que Lexus ne s’y intéresse à son tour quelques années plus tard, en l’introduisant sur son RZ. Cependant, cette technologie n’a pour l’heure jamais rencontré un réel succès commercial.

 

 

En 2027, Peugeot prévoit également de déployer une direction steer-by-wire sur sa future e-208, qui s’accompagnera en plus d’un volant rectangulaire, baptisé Hypersquare. Si le Lion a choisi d’inaugurer ce système sur une citadine, Mercedes-Benz adopte, de son côté, une approche radicalement opposée.

 

La marque à l’étoile lancera en effet sa direction steer-by-wire sur sa grande berline EQS restylée, dont la présentation officielle est attendue au mois d’avril 2026. En attendant son arrivée sur le marché prévue dès cette année, Mercedes-Benz nous a permis de la découvrir en avant-première, au volant de modèles de présérie. Voici notre verdict.

 

Comment ça marche ?

 

Concrètement, la technologie steer-by-wire se distingue par la suppression de la colonne de direction. Le volant n’est donc plus lié mécaniquement aux roues et la transmission des mouvements est désormais assurée par l’électronique, via des câbles et des moteurs électriques.

 

Pour ce qui est de Mercedes-Benz, le constructeur allemand a choisi d’associer son système à un volant "Yoke", déjà aperçu sur le Lexus RZ. Ce volant plus compact a pour bénéfice d’améliorer la vue de l'écran du conducteur et de faciliter l'entrée et la sortie de la voiture. Comme l'airbag ne peut plus s’intégrer de façon traditionnelle, une nouvelle architecture interne de support et de pliage prend le contrôle lors du déploiement.

 

 

L’absence de colonne de direction présente également ses avantages, notamment celui d’offrir une plus grande liberté de design. Mais son potentiel va bien au-delà puisqu’elle peut aussi révolutionner l’expérience de conduite. Si le volant Yoke constitue une première étape pour Mercedes-Benz, celui-ci pourrait, à terme, être amené à disparaître. Les ingénieurs seraient alors libres d’imaginer de nouvelles manières de conduire un véhicule, à l’image d’un pilotage au joystick, voire même avec les yeux.

 

En cas de panne, pas de panique. La capacité de direction est toujours assurée grâce à un système de secours, puisqu’il existe deux chemins distincts de transmission d’information. Et même dans l'éventualité peu probable d'une panne complète, le contrôle latéral reste possible grâce à la direction à l'essieu arrière et aux interventions ciblées de freinage spécifiques aux roues via l'ESP.

 

Une conduite sans effort

 

Une fois derrière le volant, les premières sensations sont plutôt bonnes. Si la prise en main peut paraître un peu déroutante et nécessite un temps d’adaptation, on se prête rapidement au jeu. L’expérience de conduite n’est pas révolutionnaire mais plutôt agréable.

 

Les vibrations indésirables causées par les irrégularités de la route, qui étaient auparavant transmises au conducteur via le volant, sont désormais éliminées. Les manœuvres s’en trouvent aussi simplifiées, grâce à une démultiplication du volant réduite. Il n'est donc plus nécessaire de déplacer ses mains sur le volant, y compris pour réaliser un stationnement en créneau par exemple.

 

 

Sur la nouvelle EQS restylée, la direction steer-by-wire pourra être associée à l’ensemble des motorisations, mais aussi au système de roues arrière directrices, rendant de fait les manœuvres encore plus faciles. Bien entendu, il s’agira d’une option (le prix n’est pas encore connu) et le client aura toujours le choix avec une direction à colonne plus traditionnelle. À noter que cette technologie pourra également voir le jour à l’avenir sur des voitures thermiques.

Mercedes-Benz Trucks : 21 lauréats 5 étoiles en 2019

Mission accomplie pour les lauréats du challenge Service 5 étoiles ! Au cours du dîner de gala de la 6e convention service Mercedes-Benz Trucks France - qui se déroule actuellement à Cannes - l’ensemble des récipiendaires du programme Service 5 étoiles ont reçu qui leur plaque, qui leur trophée pour l’année 2019.

Au total, ce ne sont pas moins de 128 établissements qui ont été primés pour la qualité de leur service. Parmi eux, 21 ont reçu le sésame des 5 étoiles pour l’exercice qui s’est clôt le 31 décembre dernier. Le classement général 2019 a ainsi fait apparaître une nette hausse de la qualité globale du réseau Mercedes-Benz Trucks. En effet, pas moins de 53 établissements ont obtenu celui du Service 4 étoiles contre 18 l’an passé et 38 le Service 3 étoiles.

Dans ce programme, quatre catégories - avec huit critères pour chacune - sont évaluées : accueil/réception, atelier, commerce pièces de rechange et management. Les lauréats 2018 dans chacune des catégories sont : Trophée Accueil/Réception : Ziegler Services – Bressuire (79), Trophée Atelier : Etoile Pro Fougères - Fougères (35), Trophée Business PdR : SVI 74 - Annecy (74), Trophée Management : Mercedes-Benz VI Lyon - Genas (69), Service 24h : Quimper VI - Quimper (29). Le Super Trophée a été attribué à l’établissement Etoile 87 Limoges.

Lancé en mai 2014, le programme Service 5 Etoiles a pour but de classer les réparateurs agréés du réseau Mercedes-Benz Trucks France afin d’améliorer de façon continue le service offert aux clients.

 

 

Mercedes-Benz Trucks lance sa nouvelle marque de pièces TruckParts

Mercedes-Benz Trucks élargit son offre de pièces et annonce le lancement d’une nouvelle marque de pièces de rechange, TruckParts. Développée pour répondre aux besoins des véhicules dits de seconde vie, cette gamme de pièces se positionne entre la pièce d’origine constructeur et la pièce d’équipementier.

TruckParts se concentre sur les pièces d’usure et de maintenance (filtres, disques de frein, kit de frein, feux, phares, triangles de suspension, etc.), comptant à ce jour une centaine de références et couvrant les modèles commercialisés entre 1996 et 2013 (gammes Atego, Actros et Axor). Si ce catalogue devrait s’élargir à de nouvelles références dans les prochains mois, le constructeur n’envisage toutefois pas de l’étendre à d’autres marques.

"Dans un marché toujours plus concurrentiel et avec l’augmentation de l’âge moyen du parc roulant, nous faisions face à une baisse du taux de rétention au-delà d’un certain âge du véhicule. Avec TruckParts, nous pourrons mieux fidéliser ces clients plus sensibles aux prix des pièces", indique Olivier Durand, chef de marche pièces & services de Mercedes-Benz Trucks France. Effectivement, si le constructeur peut se targuer d’un taux de rétention de 72 % pour son parc âgé jusqu’à 4 ans, ce chiffre chute à 20 % lorsque l’âge du véhicule dépasse les 8 ans.

Des prestations forfaitisées TruckParts

Avec des tarifs inférieurs de 10 à 30 % à la pièce d’origine, TruckParts doit notamment permettre aux concessionnaires à l’étoile d’être mieux armés face à l’offensive des réseaux indépendants. "Ils ne sont pas très agressifs en termes de prix mais ce sont des acteurs qui ont su, ces dernières années, considérablement améliorer leur organisation, en particulier leur outil logistique", note Max Julhès, directeur après-vente de Mercedes-Benz Trucks France. Ce dernier précise d’ailleurs que la riposte de la marque à l’étoile ne se limitera pas au lancement de TruckParts : le réseau proposera bientôt la commercialisation de nouveaux forfaits services. Au total, 36 prestations comprenant pièces, main d’œuvre et huile ont été créés dans les domaines de la maintenance, de l’usure et de la réparation. 

D’ici deux à trois ans, Mercedes-Benz Trucks France espère réaliser 10 % de son chiffre d’affaires pièces avec TruckParts. L’an dernier, le CA pièces de la marque s’était élevée à 250 millions d’euros.