Essai Mercedes-Benz GLB : l’électrique pour familles branchées

Les familles nombreuses n’ont guère de choix à l’heure de passer à l’électrique. Les modèles à batterie proposant plus de cinq places se font rares.

 

Il y a tout d’abord le Peugeot e-5008, mais sa déclinaison "long range" souffre de délais de livraison rédhibitoires pour bon nombre de clients. Tesla a récemment ouvert l’option sept places sur le Model Y, mais la marque américaine a passablement écorné son image, en raison des prises de position de son grand patron Elon Musk.

 

Fini l'EQB, place au GLB

 

Une autre option est le duo Kia EV9/Hyundai Ioniq 9, sachant que ces deux modèles dépassent les 5 m de long, un format peu pratique. N’oublions pas le Volvo EX90, dont les tarifs débutent à 89 500 euros, ou encore le BYD Tang fabriqué en Chine.

 

Bonne nouvelle, le Mercedes‑Benz GLB vient quelque peu enrichir le champ concurrentiel. Oubliez l’appellation EQB, la version électrique ne fait plus bande à part dans la nomenclature de la marque.

 

 

Le SUV allemand apparaît, sur le papier, très cohérent face aux différentes propositions sur le marché. Le GLB se veut relativement compact (4,72 m) et affiche des tarifs qui n’ont rien de délirant.

 

Indéniablement, il a le potentiel pour faire mieux que les 2 730 unités de l’EQB livrées en France en 2025. Il n’aura, premièrement, échappé à personne que le cadre fiscal et réglementaire avantage nettement les propositions électriques, surtout lorsqu’elles sont écoscorées.

 

Une version probablement écoscorée

 

Il ne fait guère de doute que le GLB 200 (propulsion de 224 ch), doté d’une batterie de 58 kWh (430 km d’autonomie), le sera. Un atout majeur, surtout en BtoB, proposé à partir de 46 950 euros.

 

 

Deuxièmement, le GLB s’inscrit dans cette nouvelle génération de modèles électriques levant une grande partie des craintes liées à cette technologie. Certes, la version d’entrée de gamme dispose d’un faible rayon d’action mais grâce à l’architecture 800 V, la recharge à 80 % ne prend que 20 minutes (jusqu’à 200 kW de puissance de charge).

 

 

Pour plus d’autonomie, plus de 600 km, les versions 250+ (propulsion de 272 ch) et 350 4Matic (transmission intégrale de 354 ch) sont plus indiquées. Leur batterie de 85 kWh est rechargeable à 80 % en 22 min (jusqu’à 320 kW de puissance de charge). En revanche, l’écoscore n’est plus de mise.

 

Sur le plan pratique, sachez que le GLB est proposé de série en version cinq places. Il convient de débourser 1 350 euros de plus pour ajouter deux sièges de rang 3. Sur l’EQB, les sept places étaient de série…

 

Petit coffre en sept places

 

En cinq places, le coffre du SUV s’élève à 540 l et un frunk de 127 l est présent sous le capot avant. En sept places, le frunk demeure, mais le volume arrière devient anecdotique (145 l) et impose le recours à un coffre de toit pour les départs en vacances.

 

Soulignons aussi que l’espace aux jambes au rang 3 est réduit et convient surtout à des petits gabarits. Les autres passagers sont bien mieux lotis avec, par exemple, une longueur aux jambes passablement accrue en rang 2. Le GLB électrique, testé en versions 250+ et 350 4Matic, endosse les qualités que l’on est en droit d’attendre d’un produit premium.

 

 

L’insonorisation et le confort sont de haut niveau. Le SUV est une invitation au voyage, d’autant plus qu’il sait se montrer frugal, comme en atteste notre essai sur des routes escarpées et sinueuses ponctué par une consommation de 15,4 kWh/100 km. Sur voie rapide et autoroute, il en va autrement.

 

L’activation du mode Eco et l’enclenchement du niveau de récupération d’énergie B‑ (système One Pedal) sont deux préalables à tout déplacement, en plus d’une conduite apaisée, afin de tirer le meilleur du potentiel du GLB en matière d’autonomie. Quitte, c’est vrai, à flirter avec l’ennui.

 

Offre digitale de premier choix

 

Pour remédier à ce dernier point, le SUV mise sur un habitacle cossu et une offre digitale de premier choix, composée d’un combiné d’instruments de 10,25’’ et d’un écran central de 14’’. Il est possible d’ajouter un écran (14’’), riche en applications, pour le passager avant, mais le coût pourra s’avérer prohibitif pour la plupart des clients.

 

Côté tarifs justement, la version 200, comme évoqué précédemment, démarre à moins de 47 000 euros. Vient ensuite la version 250+ qui s’affiche à partir de 55 900 euros en finition Progressive Line et à 57 100 euros en Business Line. En 350 4Matic, le GLB débute à 61 100 euros.

 

Le GLB EQ apparaît comme un bon compromis en matière d’électrique chez Mercedes-Benz. La CLA offre plus d’autonomie mais moins d’habitabilité. Le GLC est plus grand mais n’offre pas sept places et est aussi beaucoup plus encombrant (4,86 m) et onéreux (à partir de 71 900 euros).

Essai MGS6 EV : discret étendard

Bien que les modèles électriques ne représentent plus que 9,3 % des ventes de MG en France à l'issue du premier trimestre 2026, avec seulement 571 unités, la marque sino-britannique est loin d'abandonner ce marché.

 

En effet, après la MG4 revisitée et avant la MG4 Urban, au tarif canon de 19 990 euros au lancement (malgré 45,3 % de droits de douane !), le SUV MGS6 EV vient garnir la gamme des véhicules à batteries, en prenant la suite du Marvel R. Le nouveau venu vient se positionner au-dessus du MGS5 EV (4,48 m).

 

 

Long de 4,70 m, le MGS 6 EV appartient au D-SUV et offre un bel espace à bord, surtout à l'arrière, grâce à un empattement de 2,84 m. Le volume du coffre oscille entre 493 et 1 910 litres, auxquels s'ajoutent une centaine de litres à l'avant.

 

Bien que le MGS 6 EV soit davantage dans un rôle d'étendard, le modèle compte bien profiter de la dynamique de ce segment avec 1 500 unités escomptées en 2026. Il faut noter que le D-SUV affiche une progression de 27,5 % au premier trimestre 2026, avec 36 794 immatriculations.

 

Jusqu'à 530 km d'autonomie

 

Un véhicule image que MG a soigné aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur. Les traits sont plus fins, s'inspirant de ceux du MGS5 EV. Dans l'habitacle, les matériaux sont de qualité, bien assemblés et agrémentés de deux écrans pour l'instrumentation (10,25 '') et l'infodivertissement (12,8'').

 

L'interface demande un temps d'apprentissage mais au moins certaines fonctions essentielles, comme la climatisation ou le réglage du volume, retrouvent de bons vieux boutons.

 

Les Adas, au nombre de 16 sur le modèle, peuvent en partie être paramétrées et enregistrées dans un raccourci grâce au MG Pilot Custom afin de ne pas avoir à tout recommencer à chaque démarrage. Des aides toujours mises au point avec Horizon Robotics, mais qui ne sont pas encore au meilleur niveau.

 

 

Avec un Cx de 0,27, le SUV a soigné son aérodynamisme. Le constructeur s'est même "amusé" à compter les kilomètres gagnés grâce à ces travaux. Ainsi, le soubassement entièrement caréné fait gagner 18 km d'autonomie. La calandre à volets actifs en ajoute 9,5 et le déflecteur de roue avant permet 9 km supplémentaires.

 

Le modèle est proposé en propulsion, avec un moteur de 180 kW (244 ch) sur l'essieu arrière. La batterie NMC de 77 kWh de capacité brute autorise une autonomie WLTP de 530 km avec une consommation moyenne annoncée de 16,6 kWh/100 km.

 

Avec la version quatre roues motrices, qui offre une puissance cumulée de 266 kW (361 ch), le rayon d'action se limite à 485 km. La conséquence d'une consommation logiquement plus élevée de 18,1 kWh/100 km.

 

Seulement 144 kW en recharge rapide

 

Le MGS6 EV repose, comme tous les modèles électriques de la marque, sur la plateforme MSP (Modular Scalable Platform). La vocation familiale du SUV, mais aussi sa taille et son poids compris entre 1 908 et 2 005 kg à vide, ne permettent pas de retrouver le comportement d'une MG4 EV.

 

 

Cette base cache ici une batterie "one-pack" qui a la particularité de mesurer seulement 111 mm d'épaisseur grâce à des cellules positionnées horizontalement.

 

Le MGS6 EV embarque un chargeur de 11 kW. Pour la recharge rapide, le SUV annonce une puissance de 144 kW, ce qui permet de passer de 10 à 80 % en 38 minutes. Pas un point fort. Le Peugeot e-5008 affiche 160 kW (30 mn), le Skoda Enyaq 85 175 kW (28 mn).

 

Difficile de se démarquer

 

Au sujet de l'autonomie, avec un rayon d'action compris entre 485 et 530 km, le MGS6 EV ne se démarque pas non plus, collant peu ou prou aux propositions de son univers concurrentiel.

 

Le SUV affiche finalement des performances techniques assez conventionnelles qui ne lui permettront pas de marquer les esprits. La même réflexion vaut également, dans une certaine mesure, pour le prix.

 

©MG Motor

 

En effet, le SUV est affiché, mais avec un équipement ultracomplet, à 44 990 euros en RWD et à 47 990 en AWD. Le modèle n'a pas l'avantage compétitif que peut avoir la MG4 sur le segment des compactes.

 

Toutefois, pour diminuer la facture, MG France offre une remise systématique de 3 500 euros et y ajoute même 1 000 euros supplémentaires pour tous propriétaires de MG, même de vieilles anglaises. De quoi faire baisser la facture jusqu'à 40 490 euros.

Essai Toyota RAV4 : taillé pour durer

Lancé en 1994, le Toyota RAV4 est aujourd’hui considéré comme un succès planétaire, avec plus de 15 millions d’exemplaires vendus dans 180 pays, dont 2,5 millions rien qu’en Europe. En 2025, le SUV nippon a d’ailleurs franchi un nouveau cap, en devenant pour la première fois la voiture la plus vendue dans le monde.

 

Mais l’actuelle génération du Toyota RAV4, présentée fin 2018 et restylée en 2022, arrive en fin de vie. Et cela se ressent au niveau des ventes, notamment sur le marché français. Le modèle du constructeur nippon a en effet vu ses mises à la route chuter de 27,6 %, à 6 218 unités.

 

 

Pour relancer son best-seller, Toyota a donc présenté la sixième génération du RAV4, toujours disponible en motorisations hybride et hybride rechargeable. Si la première est déjà disponible en France, le RAV4 PHEV en transmission intégrale sera disponible à la commande en avril 2026, tandis que sa déclinaison deux roues motrices arrivera plus tardivement, en septembre prochain.

 

Toujours aussi robuste et spacieux

 

La sixième génération du RAV4 arbore un nouveau design extérieur robuste, tout en conservant des dimensions proches de celles de son prédécesseur. Le SUV reprend les codes stylistiques des dernières productions de Toyota, avec notamment une face avant similaire à celle que l’on a pu récemment voir sur le C-HR+, par exemple. La face arrière reste quant à elle dans l’esprit de son prédécesseur.

 

Cette sensation de robustesse et de solidité se poursuit également à l’intérieur du véhicule, où l’on retrouve des lignes très géométriques et très carrées. En revanche, comme sur la génération actuelle, de nombreux éléments en plastique, pas toujours de très bonne qualité, restent encore présents dans l’habitacle.

 

À l'image de l'extérieur, l'habitacle du nouveau RAV4 inspire une sensation de robustesse. ©Toyota

 

Cependant, le RAV4 peut se vanter d’offrir une vraie sensation d’espace à ses occupants. À l’arrière, il offre ainsi une très bonne garde au toit, ainsi que beaucoup de place au niveau des genoux, d’autant que les passagers peuvent aussi glisser leurs pieds sous le fauteuil avant. En ce qui concerne le volume de coffre, celui-ci oscille de 446 à 514 l, selon la motorisation choisie.

 

Enfin, le nouveau modèle marque le lancement du tout dernier système multimédia de Toyota. Une meilleure qualité d’information est ainsi offerte grâce à des visuels clairs sur le combiné d'instruments de 12,3 pouces du conducteur, mais aussi sur l’écran central de 12,9 pouces, conçu spécifiquement pour les clients européens.

 

Attention au malus salé sur le PHEV

 

Comme son prédécesseur, le nouveau RAV4 sera disponible en motorisations hybride et hybride rechargeable. La première des deux développe une puissance cumulée de 194 ch en transmission intégrale, tandis que sa version traction affiche 185 ch. Toyota annonce ici une consommation pouvant descendre à 4,9 l/100 km, selon la configuration choisie.

 

 

Mais le grand changement de cette sixième génération se situe surtout au niveau du PHEV. Le RAV4 hybride rechargeable est en effet disponible en version traction avant de 272 ch, une configuration jusqu’alors réservée à la motorisation hybride. En quatre roues motrices, il développe une puissance totale de 309 ch, permettant d’accélérer de 0 à 100 km/h en 5,8 secondes seulement.

 

 

L’autonomie électrique du RAV4 PHEV progresse également grâce à une hausse de 30 % de la capacité de la batterie par rapport à la génération précédente, qui atteint désormais 22,7 kWh. De quoi permettre au SUV hybride rechargeable de parcourir jusqu’à 137 km entre deux recharges. Cette autonomie améliorée lui permet donc de bénéficier de l’abattement de 200 kg du malus au poids, sachant que le modèle pèse environ 1 900 kg.

 

En revanche, même avec l’abattement, le malus au poids restera salé, faisant grimper la facture de 4 220 euros. Toyota France compte ainsi faire seulement 25 % de ses immatriculations en PHEV. Pour le RAV4 hybride, il sera de 1 010 euros, auquel il faudra aussi ajouter le malus CO2 de 150 euros.

 

 

Disponible en cinq niveaux de finition, Dynamic, Dynamic Business, Graphic, Lounge et GR Sport, le Toyota RAV4 affiche un ticket d’entrée de 46 450 euros (hors malus) pour les versions hybrides. Les tarifs de l’hybride rechargeable débutent quant à eux à partir de 54 450 euros (hors malus).

Essai XPeng P7+ : un ordinateur sur roues

XPeng ne se présente pas comme un constructeur automobile, mais comme une société de technologie. Une approche très chinoise dans un marché local marqué par une concurrence extrêmement sévère. Alors, lorsque le constructeur lance la P7+, sa nouvelle berline de 5,07 m de long, il est tout naturel qu'on ne parle pas ici de "chevaux", de "couple", voire de "capacité de batterie", mais de "puissance de calcul".

 

 

Car oui, la P7+ est plus proche d'un ordinateur sur roues que d'une voiture. XPeng se targue en effet d'avoir intégré à son bord une puissance de calcul jamais égalée, avec une puce développée en interne. À tel point que la voiture a été conçue autour de cette puce Turing et que le constructeur ne parle plus de "horsepower" mais de "brainpower", ce qui nous permet de faire en français ce jeu de mots de "chevaux à vapeur" à "cerveau en vapeur".

 

Un habitacle immense

 

Qu'apporte cette nouvelle puce ? On va y venir un peu plus loin. En attendant, cette P7+, qui affiche une ligne très élancée de faux coupé, impose un style assez unique sur le marché. À l'intérieur, l'immense habitacle, illuminé par un toit panoramique, est une vraie invitation au voyage.

 

Comme toute voiture chinoise, c'est à l'arrière que ses occupants seront pleinement choyés avec une habitabilité exceptionnelle. Le contraire aurait d'ailleurs été étonnant dans une berline qui affiche un empattement de 3 m. La banquette peut accueillir trois adultes. Ces derniers bénéficient d'un dossier de banquette inclinable et d'un écran de contrôle qui leur permet de régler la climatisation ou la musique.

 

Un grand écran de 15,6''

 

À l'avant, la planche de bord ne diffère pas des productions chinoises, à savoir un dessin tout en longueur avec au centre un immense écran de 15,6'', le cœur névralgique de la P7+. Tout, absolument tout, se règle par cet écran, ce qui n'est absolument pas ergonomique.

 

Si le système est très réactif (merci la puce Turing), il est indispensable de bien paramétrer sa voiture avant de prendre la route. Ce défaut n'est pas propre à la P7+ mais c'est énervant d'être obligé de jouer avec les raccourcis pour régler les rétroviseurs en sélectionnant le bon mode et d'actionner les molettes du volant.

 

 

La berline affiche un volume de coffre de 557 litres, qui peut grimper jusqu'à 2 000 litres, une fois la banquette rabattue. Au dernier salon de Bruxelles où la voiture avait été présentée à la presse européenne, XPeng s'était amusé à y rentrer 33 valises cabines.

 

Deux capacités de batterie

 

Bien que la puce soit le cœur de la voiture, il lui faut bien un moteur et des batteries pour avancer. XPeng propose deux capacités de batterie LFP (800 V). La première affiche 62 kWh. Elle alimente un moteur de 245 ch avec une autonomie de 455 km. La seconde, 75 kWh.

 

Avec elle, les choses sérieuses commencent. En version deux roues motrices, la P7+ lâche 313 ch tandis qu'en quatre motrices, on passe à 503 ch. Mais quelle que soit la puissance, le couple de 450 Nm reste identique.

 

Dans le cas de la deuxième batterie, l'autonomie est respectivement de 530 km et 500 km. Des performances que l'on pourrait qualifier de moyennes. Mais peu importe, car la grande force de XPeng est sa rapidité de recharge ultrarapide, une offre qui n'est plus unique sur le marché depuis l'arrivée de Zeekr.

 

10 % à 80 % en un temps record

 

Comme sur les G6 et G9, la P7+ est capable de recharger de 10 % à 80 % sur des bornes de 350 kW en seulement douze minutes. Une prouesse technologique que nous avons pu tester.

 

Les longs trajets ne sont donc plus du tout un problème, d'autant plus que la consommation, grâce à un aérodynamisme particulièrement bien étudié, est assez basse. XPeng promet en usage mixte 16,6 kWh/100 km, une consommation que nous avons pu constater sur un essai très varié.

 

Sur route, la XPeng P7+ s'avère très confortable. Les prestations dynamiques sont à la hauteur d'une grande routière, même si les mouvements de caisse restent encore un peu éloignés des standards allemands. L'insonorisation est parfaitement maîtrisée, très peu de bruits d'aérodynamisme viennent perturber la quiétude à bord.

 

En revanche, ce qui gêne très fortement la conduite, ce sont les insupportables aides électroniques qui ne cessent de vouloir prendre la main sur la voiture, même lorsqu'elles n'ont aucune raison de le faire.

 

Trop de bugs

 

Et c'est là où l'on arrive aux limites de l'ordinateur sur roues. Car, à cause d'un mauvais calibrage de toutes ces pseudo-aides à la conduite, qui seront corrigées via des mises à jour, nous promet-on, la voiture devient tout simplement ingérable.

 

Alors, certes, la fonction de conduite semi-autonome est assez bluffante. Nous avons réussi à lui faire prendre un rond-point à 30 km/h sans toucher le volant ! Mais cela n'efface pas ses interventions intempestives, qui rendent au final la conduite dangereuse.

 

On passe effectivement plus de temps à regarder l'écran pour chercher à les désactiver que la route elle-même. Surtout, cela empêche d'avoir pleinement confiance dans un système censé faciliter la conduite.

 

"Made in Europe"

 

Assemblée en kit dans l'usine de Magna Steyr en Autriche, la P7+ ne bénéficiera pas de l'écoscore pour le marché français, mais cette "production européenne" permet à XPeng d'être dispensé des taxes d'importation.

 

 

De par ses dimensions, la P7+ ne conviendra pas à tout le monde. Néanmoins, XPeng, qui compte en faire son porte-étendard, ambitionne de dépasser les 450 exemplaires en 2026. Une ambition tout à fait réalisable pour la centaine de concessions que comptera le réseau d'ici la fin de l'année.

 

Car avec un prix de 45 990 euros (à partir de 49 990 euros pour la batterie de 75 kWh), la P7+ ne souffre quasiment d'aucune concurrence.