Stella Li : la "dame de faire" de BYD

Par Erik Bielderman

 

Stella Li, c’est déjà un nom. Un patronyme d’actrice d’Hollywood, ou de mannequin californien nourri au lait de soja, venant hypnotiser nos âmes et alléger nos portefeuilles, par un simple sourire défilant sur les panneaux déroulants des publicités, illuminant nos villes harassantes. Si Stella Li réside bien à Los Angeles, elle n’affiche de glamour que son nom.

 

Cette femme, vice-présidente exécutive de BYD, l’ambitieux constructeur automobile chinois, est avant tout une incarnation et une volonté. Qui dit BYD, voit aussitôt l’image de Stella Li s’afficher. Elle et uniquement elle. Comme ce mercredi 8 avril 2026 où elle aura fait réserver l’Opéra de Paris pour lancer Denza, la marque de luxe du groupe. Sa volonté vaut ordre. Rien n’est trop grand pour l’ambitieuse patronne chinoise, amoureuse qui plus est de la capitale française.

 

 

Nommée à ce poste en 2010, à tout juste 40 ans, Stella Li porte en elle l’ADN de BYD, une griffe aux pointes acérées, qui se vante de pouvoir relever le défi Tesla sur l’automobile électrique. Mais pas seulement, Elon Musk n’est pas l’ultime challenger de Stella Li, élue fin 2024 personnalité de l’année dans l’univers automobile par le WCOTY, une association d’essence américaine, qui regroupe plus d’une centaine de journalistes spécialisés, venant des cinq continents.

 

Madame BYD hors de Chine

 

Si la marque a été pensée par Wang Chuanfu en 1995, initialement pour fabriquer des batteries automobiles, l’ingénieur visionnaire, aujourd'hui époux de Stella Li, comprit très tôt qu’il aurait besoin d’un relais ouvert sur la planète. Lui qui s’est lancé avec un investissement de 350 000 euros et 20 employés.

 

Stella Li fut ainsi dès 1997, alors que BYD ne fabriquait que des batteries électriques, envoyée à Hong Kong, fenêtre économique de la Chine moderne, pour ouvrir une première antenne internationale avant d'implanter BYD à Chicago et à Rotterdam. Elle est aujourd’hui basée en Californie, même si les autos siglées BYD n’ont pas encore accès au marché américain ultraprotégé. BYD aux States, ce sont des bus électriques, des camions et des batteries.

 

 

Celle qui allait séduire à l’international est aussi réputée pour son exigence. Les cercles concentriques qui mènent à l’infatigable directrice générale Amériques et Europe de BYD, son second intitulé sur sa carte de visite XXL, chuchotent une vision contrastée de leur boss ou ex-boss. La femme est d’acier. Le fameux cliché de la main de fer dans un gant de velours prend ici tout son sens.

 

Le cauchemar d'Elon Musk

 

Devenu constructeur automobile en 2003, BYD est aujourd’hui la première force au monde de production de batteries électriques. Et ce, dans un pays qui pèse 70 % de la production mondiale de véhicules électriques. Seul Tesla, grâce à la pensée visionnaire d’Elon Musk, fait encore contrepoids.

 

L’écosystème de BYD s’est un temps nourri de la constellation de marques chinoises qui se sont multipliées ces vingt dernières années. Au royaume des "EV Cars", des voitures électriques, BYD joue le rôle de la reine entourée d’abeilles, ces constructeurs émergents, tous plus ou moins ambitieux et armés. Stella Li est dans l’essaim BYD, l’abeille élue, appelée à régner en maîtresse à penser et agir.

 

Et contrairement aux abeilles qui ne piquent qu’une fois, si l’essaim est menacé, sacrifiant ainsi leur vie, Stella Li est, elle, armée telle une guêpe. Qui s’y frotte, s’y pique. Et à répétition. Même Elon Musk a senti le danger. Il suffit de lire la journaliste Vivienne Walt dans le magazine Fortune dégainant cette formule glacée : "BYD est le pire cauchemar d’Elon Musk". Qui bénit d’être désormais protégé aux États-Unis par son meilleur et pire ami Donald Trump, maître à ériger des barrières douanières pour empêcher l’armée de Li d’envahir les États-Unis avec ses voitures à prix cassés.

 

Le lancement de Denza à l'Opéra Garnier

 

Qu’importe, à défaut de pouvoir faire naître un nouvel essaim hypertrophié en terre nord-américaine, la marque chinoise est partie à la conquête de l’Europe. Avec Stella Li à sa tête. Elle qui aime Paris et y réside régulièrement. Elle a ainsi invité ce 8 avril 2026 trois cents des plus belles fortunes au monde pour un dîner VVVVIP dans les entrailles de l’Opéra Garnier sous la coupe de Potel et Chabot pour un menu d’exception.

 

Denza, flambeau du luxe à la chinoise adapté aux goûts européens, méritait cette mise en lumière surpuissante. Et qui plus est au cœur de ses terres de conquête. Son titre à rallonge dit d’ailleurs tout de son aura et de son territoire d’expansion : vice-présidente exécutive de BYD et directrice générale pour l’Amérique et l’Europe. Pour Amérique son titre en anglais comporte un s. Nous sommes bien là sur un pouvoir continental des frontières septentrionales de l’Alaska jusqu’à Ushuaïa. Il est désormais loin le temps où Stella Li n’occupait qu’un poste de cadre en charge des données statistiques chez BYD, alors tout juste fabricant, géant certes, de batteries. Stella est donc une historique.

 

 

Et son titre le plus évocateur est celui de vice-présidente de BYD. Une numéro 2 qui vit et pense comme une numéro 1. C’est elle qui est à l’origine des éléments de langage déclinés par les cadres maison, comme tout récemment encore, via Dorothée Bonassies, la directrice générale de BYD France : "Il nous aura fallu treize ans pour aller de notre première auto à la millionième. Puis, 18 mois pour passer d'un à trois millions. Désormais, nous produisons un million de BYD tous les deux mois."

 

Ce à quoi Stella Li aime voir ajouter : "BYD est le seul constructeur automobile au monde à produire en interne ses propres batteries, moteurs, plateformes électroniques, et nombre de semi-conducteurs. Cette maîtrise complète de la chaîne de valeur nous rend plus agiles et plus efficaces. BYD aujourd’hui c’est un million d’employés".

 

L'innovation plutôt que la tradition

 

Et tout cela en étant encore un acteur balbutiant sur le continent européen, là où s’est écrit l’histoire de l’automobile, là où le niveau de vie moyen d’un marché de 450 millions d’habitants autorise chacun ou presque à posséder son véhicule. Si en 2024 BYD était présent dans le monde dans 88 pays, fin 2025 on en dénombrait 124.

 

Stella Li aime se déclarer admirative de l’histoire et du savoir-faire des Européens, ce qu’elle traduit par "la tradition", non sans un léger effet de morgue. Elle se revendique, elle, dans "l’innovation, la modernité, l’adaptabilité". De ces mots-slogans qui catapultent une entreprise croupion en monstre conquérant en moins de deux décennies.

 

 

Stella Li : "Nous étions trop petits et personne ne faisait attention à nous. Nous avons donc travaillé en amont. Plutôt que de chercher à produire des autos avec zéro plus-value technologique et viser les bénéfices immédiats, nous avons mis tout notre argent dans la R&D. Denza en est l’illustration de luxe." Ainsi allait naître une armée d’ingénieurs. En Chine pour débuter et désormais dans le monde entier pour adapter l’offre à la spécificité de chacun des marchés.

 

S'adapter au plus vite

 

Reste une faille apparue récemment dans le système. La baisse des ventes de BYD en Chine (-30,5 % entre janvier 2026 v. 2025 avec 105 509 immatriculations), alors que, hors de Chine, BYD a vendu 100 009 autos (soit +51,5 % v. jan 2025). Une guerre des prix dans son pays natal érode les marges. La capitalisation boursière de BYD a été entamée en 2025 avec 15 milliards d'envolés. Pas étonnant donc que l’entreprise évoque officieusement et mise avant tout pour 2026 sur une hausse de 24 % des exportations (1,3 million de ventes espérées).

 

Et qui dit "export", dit Stella Li. Et ce, alors que l’Europe légifère depuis une décennie sur le 100 % électrique, à échéance 2035 et où les mouvements écologistes s’en prennent à la voiture thermique. Une croisade rêvée pour BYD, qui aura investi à fond dans l’électrique, avec comme arme de destruction, une politique de prix cassés, grâce aux subventions de l’État chinois sur les modèles vendus à l’international.

 

 

Cependant aujourd’hui, les équipes de Stella Li sont appelées à repositionner leur offre vers des énergies alternatives (hybride rechargeable, hybride…), parce que le client n’est pas mûr pour le 100 % électrique hors subventions et pressions sur les flottes d’entreprises. Plus de 120 000 personnes travaillent désormais à l’international. Une multitude de départements recherche et développement, chapeautés par Madame Li. Qui exige de ses troupes qu’elles "trouvent et adaptent". La R&D est devenue la T&A. Les PHEV "super hybride" illustrent cette volonté de trouver et d'adapter.

 

Réussir en Europe pour devenir incontournable

 

"Nous voulons être à l’automobile ce que l’iPhone est aux smartphones" image Stella Li. Et quand la "dame de faire" parle, on exécute chez BYD. "Nous ne serons reconnus comme une saga à succès qu’une fois devenus incontournables en Europe", affirme-t-elle encore. En clair, si le continent historique de l’automobile valide l’invasion BYD et Denza donc, les autres pièces du domino tomberont d’elles-mêmes.

 

Alors plus que le nombre de pays où BYD est présent, on retiendra ses parts de marché sur les zones où depuis plus d’un siècle l’automobile a entamé son histoire. Et pour ce faire, Stella Li a déterminé une stratégie. Recruter les meilleurs chez les constructeurs historiques. À l’image de la saignée de BYD chez Volkswagen France avec un recrutement XXL dans tous les secteurs clefs de développement d’un nouvel acteur sur un marché concurrentiel.

 

Du management, au commerce, au pricing, au marketing et à la communication, en passant par l’après-vente, les véhicules d’occasion et le financement. Pas un constructeur n’a échappé au niveau mondial à cette quête de RH. "C’est en s’inspirant des talents, de l’organisation, du savoir-faire des constructeurs européens que nous gagnerons des parts de marché." Comme quoi, celle que nous avions croquée en guêpe pourrait ici être associée à un frelon asiatique qui, au lieu de dévaster les ruches qu’il envahit, chercherait ici avant tout à convaincre les plus agiles et dévouées abeilles butineuses à rejoindre sa colonie.

 

La technologie ne remplace pas le style

 

"L’Europe est mère de traditions. D’exigence. Elle a pendant plus d’un siècle dominé le monde de l’industrie automobile. Elle n’est en retard que sur un domaine. L’électrification, le 100 % électrique comme l’hybridation rechargeable", juge la directrice générale. Là où l’Europe a imposé d'aller, fragilisant un pan essentiel de l’équilibre industriel et économique du continent.

 

 

Face à notre naïveté, nos oukases bruxelloises et notre volonté de nous parer d’un tissu vertueux pour monter à l’échafaud, les Chinois ont anticipé plutôt le concept de notre mort lente. Stella Li ne semble pas s’en réjouir. Il n’est pas de combat inégal où la victoire est joyeuse.

 

Mais élevée au pragmatisme, l’entrepreneuse pousse son avantage et a lancé son essaim à la conquête de l’Europe, profitant de l’apathie continentale, de son manque de réactivité, de son politiquement correct et de cette croyance toujours active à s’imaginer phare du monde. Et qu’importent les barrières douanières sur le 100 % électrique, érigées par l’Europe, BYD s’apprête à inaugurer très vite une usine en Hongrie qui ne produira que des voitures câblées.

 

Il ne restera à ce petit bout de femme au regard perçant, à la folle énergie, qu’à distiller un peu de miel sucré à ses créations, au design bien fade encore. Si BYD s'échine à redessiner la planète automobile, il lui manque encore ce coup de crayon qui va donner une vraie personnalité à ses voitures. Notre abeille, notre guêpe, notre frelon asiatique, nous hésitons, le sait et ses équipes sont à la tâche. Les hyménoptères laborieuses de Madame Li sont décidément infatigables.

 

 

Daniel Craig est l'ambassadeur de la marque Denza. ©Denza/chaine Youtube de Denza Europe

L'exportation des véhicules électriques chinois a doublé en mars 2026

Les exportations de voitures électriques chinoises ont augmenté de 100 % en mars sur un an, selon des chiffres publiés le 9 avril 2026 par la Fédération chinoise des constructeurs de voitures individuelles (CPCA). Le mois dernier, quelque 183 000 voitures entièrement électriques ont ainsi été exportées depuis la Chine.

 

Sur le créneau des hybrides rechargeables (PHEV), le bond est encore plus spectaculaire, avec 154 000 véhicules exportés en mars (+199,7 % sur un an). "En raison de la hausse des prix du pétrole, les voitures hybrides rechargeables chinoises gagnent considérablement en popularité à l'échelle mondiale", a affirmé Cui Dongshu, secrétaire général de la CPCA, lors d'une conférence en ligne.

 

 

"Sur les marchés du Sud global, nous avons affiché de très belles performances, en particulier en Asie du Sud-Est et en Amérique centrale et du Sud, où nos bonnes performances ont été un moteur majeur de la croissance des exportations", a-t-il souligné. Il a estimé que la faiblesse relative de la demande en Chine poussait davantage d'entreprises chinoises à se tourner vers les marchés étrangers.

 

 

Symbole de la percée chinoise dans les véhicules électriques, BYD est passé devant l'américain Tesla en tant que premier constructeur mondial sur ce créneau. (avec AFP).

Denza compte révolutionner le haut de gamme en Europe

Rien n'est trop beau pour BYD. Le premier constructeur chinois s'est offert l'Opéra Garnier à Paris, pour lancer Denza, sa marque premium, sur le marché européen. soit un an après sa présentation officielle en juin 2025 lors de la Fashion Week à Milan (Italie).

 

 

Créée en 2012, en partenariat avec Daimler, Denza a frôlé la faillite au début de la décennie pour renaître de ses cendres avec une gamme complète et, surtout, une offre technologique inégalée sur le marché.

 

Une vitrine technologique

 

Car BYD veut faire de Denza une vitrine technologique. Lors d'une table ronde organisée pour la presse française, Stella Li, vice-présidente exécutive du constructeur, n'a pas communiqué sur les volumes et la part de marché visés par le constructeur, mais a insisté sur le fait que "Denza doit compter sur le marché du premium".

 

Un pari ambitieux lorsqu'on sait que ce marché est fortement dominé par les acteurs européens (Audi, BMW et Mercedes-Benz) et que tous les autres ont du mal à percer comme Lexus, dont les ventes peinent à décoller, malgré plusieurs décennies de présence en Europe, ou des marques qui ont disparu comme Infiniti.

 

En outre, BYD n'est pas le seul constructeur chinois à se lancer sur ce marché. Geely souhaite imposer Polestar et Zeekr, tandis que, dans une moindre mesure, XPeng veut aussi se positionner sur le haut de gamme.

 

Redéfinir le premium

 

Des remarques que Stella Li balaie d'un revers de la main. "Les acteurs historiques ont une histoire vieille d'un siècle et disposent d'une clientèle très fidèle. Certes, nous sommes une marque jeune, mais nous sommes avant tout une marque technologique et nous offrons des prestations uniques au monde, qui vont redéfinir le marché du premium", met-elle en avant. Elle n'hésite pas d'ailleurs à comparer Denza à Apple, qui a révolutionné en son temps le marché de la téléphonie mobile.

 

Cette technologie est le fer de lance de la marque. Son véhicule porte-étendard, le break de chasse Z9GT, est en effet unique sur le marché. Il dispose de roues indépendantes direction­nelles qui disposent d’un angle de 10°, ce qui assure un rayon de braquage de seulement 4,62 m, alors que le véhicule mesure 5,20 m.

 

La Z9GT sera le fer de lance de Denza en Europe. ©Denza

 

Grâce au moteur électrique installé sur chaque roue arrière, la voiture est capable de pivoter sur elle‑même, à l’ins­tar d’un compas, de réussir un créneau en marche avant ou de rouler en crabe. Elle est également capable de conserver sa trajectoire lorsqu'un pneu éclate, même à grande vitesse. Enfin, Stella Li évoque une fonctionnalité qui permet à la voiture de se garer toute seule, même si elle reconnaît que "ce système n'est pas homologable en Europe".

 

Des chargeurs de 1 500 kW

 

Surtout, la dirigeante souligne sa capacité de charge "exceptionnelle". Avec la technologie Flash charging, le véhicule est capable de supporter des puissances de charge jusqu'à 1 500 kW, une offre unique sur le marché. "Il existe déjà plus de 5 000 bornes en Chine et nous prévoyons d'en développer plus de 20 000 à court terme", explique Stella Li qui indique que, lorsqu'il y a quatre demandes de la part d'automobilistes, Denza en ouvre une.

 

"Nous allons déployer également ces bornes en Europe", poursuit-elle. D'ici douze mois, Denza promet 3 000 bornes de 1 000 kW sur le Vieux Continent. Avec une telle puissance, le constructeur promet une recharge complète en seulement dix minutes, là où XPeng, très avancé sur le sujet, assure 10 à 80 % en douze minutes.

 

Trois modèles dans la gamme

 

Outre le Z9GT, qui sera disponible en électrique ou en hybride rechargeable, la gamme Denza sera aussi composée d'un monospace D9, qui sera lui-aussi disponible avec la technologie hybride rechargeable DM-i.

 

 

La distribution sera réalisée dans des lieux dédiés, appelés Denza House. Environ 150 points de vente sont pour l'instant prévus dans toute l'Europe dans 30 pays. En France, une demi-douzaine de sites seront ouverts dans un premier temps, en région parisienne, lyonnaise et sur la Côte d'Azur. Selon nos dernières informations, la marque viserait une quarantaine de concessions d'ici fin 2017.

 

Le D9 sera le deuxième modèle de Denza, aussi bien disponible en électrique qu'en hybride rechargeable. ©AdobeStock

 

Ce déploiement en grande pompe est-il particulier ou s'agit-il seulement d'un énième lancement d'une marque chinoise en Europe ? Stella Li estime que Denza est sans concurrence et tacle les autres constructeurs chinois. "Les moyens en recherche et développement mis en place par BYD sont sans commune mesure, ce qui nous permet de commercialiser des produits offrant des technologies qu'aucun autre constructeur ne propose. L'avenir n'est pas de vendre des voitures pas chères, mais de proposer des véhicules avec de la très forte valeur ajoutée", insiste-t-elle.

 

Une production chinoise

 

Les modèles Denza ne seront pas produits en Europe, l'usine de Hongrie étant uniquement réservée à BYD. À ce sujet, Stella Li a fait un point sur l'avancée des travaux. "L'usine est en cours de réglage, elle sera pleinement opérationnelle d'ici quelques mois avec une inauguration devant la presse à l'automne prochain."

 

D'ailleurs, après seulement trois ans de présence en Europe, elle estime que le lancement de BYD a été une réussite, même si le constructeur n'est toujours pas rentable sur le continent. "Nous le serons bientôt", assure-t-elle. Les erreurs du passé, d'avoir notamment considéré l'Europe comme un seul et unique marché, semblent être aujourd'hui de l'histoire ancienne.

 

Stella Li a indiqué que la plupart des équipes au sein des filiales sur les principaux marchés ont été changées et que de nouvelles orientations ont été prises. L'arrivée de Dorothé Bonassies en France en est le parfait exemple.